L’école renversée – Lorenzo Varaldo (15€)

Description –

« Ce livre n’est pas une œuvre nostalgique en faveur d’une école qui connaissait elle-même de sérieuses limites. À qui, en tout état de cause, voudrait raisonner de manière, je ne dirais pas scientifique mais simplement logique, une question s’impose : si l’école italienne continue à se dégrader, ne serait-ce pas aussi à cause des différentes réformes que les gouvernements ont conçues et mises en œuvre au cours des quinze dernières années ? Ne serait-ce pas en raison de la pédagogie qu’ils ont imposée ?
(…) On discute beaucoup de la façon dont on pourrait améliorer l’école. L’intention est louable. Mais (…) [qui peut] croire qu’il est possible d’améliorer une chose si l’on ne sait pas d’abord la défendre ? Personne ne se mettrait à discuter de la réorganisation de la maison pendant que les voleurs sont en train de la vider. » L. V.

« L’histoire se passe en Italie. Elle pourrait se passer en France tant les questions abordées sont voisines. (…) Ce livre qui traite de l’art de la pédagogie, de la transmission des connaissances et du libre rapport au savoir est lui-même écrit avec une grande pédagogie. Il nous transmet des connaissances et nous amène à réfléchir. Un livre de combat. Et aussi un très beau livre. Un livre à lire. »
Le Manifeste pour la reconquête d’une école qui instruise

Lorenzo Varaldo est actuellement directeur d’école primaire et secondaire (collège) à Turin, après avoir été enseignant pendant vingt-neuf ans. Il est coordinateur du Manifesto dei 500, une association nationale d’enseignants et de parents qui s’est créée en Italie à la fin des années 90 pour défendre le droit à l’instruction et combattre les réformes qui démantèlent l’école publique.

Traduction de l’italien et notes par Rémy Jeanneau

Contribution à l’étude de la préhistoire et de l’histoire sociales de l’Afrique des Grands Lacs et de l’Est – Paul Nkunzimana (15€)

Description –

Cet ouvrage aborde avec le plus grand soin le présent de la région en analysant son passé sous le prisme du matérialisme historique et ce, depuis la préhistoire. Dans sa conclusion, Paul Nkunzimana ouvre la perspective de l’Internationale ouvrière révolutionnaire fondée sur le combat intransigeant pour l’unité des travailleurs et des peuples de tous les continents et de tous les pays, contre toute soumission à la domination impérialiste, pour l’annulation de la dette, l’accueil des migrants, l’arrêt des guerres impérialistes, la souveraineté des nations.

Paul Nkunzimana est professeur émérite de l’Université du Burundi, et il a également exercé dans de nombreux établissements d’enseignement supérieur dans son pays, mais aussi en Belgique et en France. Militant syndical, militant politique, il est l’un des fondateurs du Parti des travailleurs et de la démocratie-Twungurunani et du Comité d’organisation pour la reconstitution de la Quatrième Internationale (CORQI).

Un livre recourant pour sa recherche à la méthode du matérialisme historique, qui nous mène de la préhistoire aux luttes actuelles.

184 pages (format 15×21)

Réécouter la présentation de son livre à Bruxelles : https://youtu.be/NI9Y6d6aDpw

André Breton : le fil rouge des enchantements – Jean-Pierre Plisson (31€)

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Encore une fois, qu’est-ce que le surréalisme ? Alors que le mouvement surréaliste organisé a disparu, la question pourrait relever du seul passé, d’un simple retour sur ce qu’il reste d’un groupement d’artistes et d’intellectuels qui en son temps a défrayé la chronique. S’il évoque en vrac les états de rêve, un certain goût de la provocation, les rencontres troublantes, l’« amour fou », ou l’« humour noir », le terme lui-même couvrant aujourd’hui les situations hors norme, tend à le fragmenter et le dissoudre dans la banalité ambiante. Au mieux en limite-t-on son usage à ses œuvres plastiques confortablement placées aujourd’hui sur le marché de l’art.

Le surréalisme a pourtant sollicité fortement la vie et posé des questions qui incluent et dépassent en même temps celles de l’art, comme nul autre mouvement ne l’avait fait avant lui. Sa place est hors catégorie. Pour le poète André Breton (1896-1966) son co-fondateur et théoricien, la poésie est la source de la vie à « réinventer » (Rimbaud). Si celle-ci « doit mener quelques part », c’est à notre propre réalité, dont l’enjeu est « l’émancipation totale de l’homme ». C’est en prise sur cette question à laquelle se ramènent toutes les autres, que le surréalisme a surgi.

Le surréalisme comme mouvement est né en 1924, dans une conjoncture marquée par la guerre de 14-18 et par son corollaire que fut la révolution russe d’Octobre 1917. C’est en totale rupture avec l’ordre ancien qui prétendait renaître de ses cendres après quatre ans de feu et de sang, qu’André Breton et ses amis Louis Aragon, Paul Éluard, Benjamin Péret et quelques autres, lui donnent l’impulsion décisive. De cette rupture procède la découverte de l’écriture automatique où les mots se libèrent et s’associent sans limite, mettant à jour les désirs profonds refoulés dans la conscience, en convergence avec les recherches de Sigmund Freud. « Il faut aboutir à une nouvelle Déclaration des droits de l’homme », « Nous sommes à la veille d’une révolution » annonce le premier numéro de la revue La Révolution surréaliste.

Le postulat suivant lequel « libération de l’esprit » et « libération sociale » doivent « marcher d’un même pas » est la marque même du surréalisme. Il ne cessera de s’affirmer tout au cours de son histoire « contre vents et marées ». « “Transformer le monde” a dit Marx, “changer la vie” a dit Rimbaud : ces deux mots d’ordre pour nous n’en font qu’un », tel le formulait Breton.

Jean-Pierre Plisson est né en 1943. Après quinze mois de service militaire (dont sept en Algérie, après les accords d’Évian), il rencontre le surréalisme en 1964, en visitant par hasard la librairie de l’éditeur Éric Losfeld, et l’exposition « Enseignes sournoises » du peintre Jean- Claude Silbermann. Son attrait en parallèle pour la photographie le conduit à passer seize mois en Allemagne où il rencontre à Berlin le photographe spartakiste John Heartfield, mais aussi la jeune génération de reporters allemands. De retour à Paris et après quelques années d’études de sociologie et d’allemand, il se destine au photo-journalisme. Sa passion conservée pour le surréalisme le conduit un peu plus tard à reprendre pour lui-même l’ensemble des fils de cette histoire dont il découvre ainsi l’inépuisable richesse.

537 pages (format 15×24)

Défense du marxisme – Léon Trotsky. Introduction de Jean‑Jacques Marie (18€)

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« Celui qui ne sait pas défendre les vieilles conquêtes nen fera jamais de nouvelles. » Cette phrase conclut le dernier article de ce recueil de textes rédigés par Léon Trotsky en 1940.

La « vieille conquête » dont il est question, c’est l’URSS issue de la révolution d’Octobre 1917. Un État où le capitalisme a été exproprié. Un État dont les bases sociales doivent par conséquent être défendues malgré et contre la bureaucratie qui, par sa politique, en précipite l’effondrement.

Au-delà de l’URSS de 1940 (aujourd’hui disparue), Trotsky étend la réflexion à toutes « les vieilles conquêtes » dont la défense détermine la capacité de la classe ouvrière à en arracher de nouvelles : droits ouvriers collectifs, syndicats, conquêtes démocratiques…

A l’appui de la polémique qu’il mène contre ses contradicteurs, il a recours à la méthode du marxisme et il en fait, à cette occasion, une démonstration aussi brillante que pédagogique, traitant de la dialectique, du matérialisme, de l’analyse concrète d’une situation concrète, etc.

Bien au-delà des circonstances historiques qui présidèrent à sa rédaction, Défense du marxisme est un ouvrage d’une brûlante actualité.