Réunion/débat – Ukraine/Russie/Otan. Quel combat international contre la guerre? – Le 1er juin à Bruxelles.

Réunion débat

Ukraine – Russie – Otan
Quel combat international contre la guerre ?
Présentation du programme et de l’action de la IVème Internationale

  • Pourquoi la IVème Internationale, tout en condamnant l’intervention russe, se prononce contre toute forme d’« union sacrée » ?
  • Pourquoi nous affirmons : « Ni Poutine, ni Biden » ?
  • Pourquoi nous relions l’exigence de « Retrait des troupes russes d’Ukraine » à celles de « Pas un soldat de notre pays pour l’OTAN à l’est de l’Europe », « Démantèlement de l’OTAN ! » ?
  • Nous entendons aider les travailleurs à réaliser leur propre lutte opposée aux intérêts des capitalistes, à combattre pour la préservation de l’indépendance des organisations ouvrières.
  • Pourquoi affirmons-nous que la seule position ouvrière internationaliste contre la guerre, conforme aux intérêts des travailleurs du monde entier, est de combattre pour l’unité des travailleurs et de leurs organisations contre chacun de nos gouvernements impérialistes ?
  • Quellle est l’importance de la conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière qui aura lieu à Paris, les 29-30 octobre 2022 ?

Mercredi 1er juin 2022, à 20 h
PIANOFABRIEK, rue du Fort 35 (salle à venir)
1060 SAINT-GILLES (Bruxelles)

Veuillez nous contacter pour l’organisation d’un co-voiturage.

Evènement facebook ici : https://fb.me/e/3a9Wrac1P

Effondrement de notre pouvoir d’achat : pour un autre gouvernement, au service des travailleurs, maintenant ! _ Ineenstorting van onze koopkracht: Voor een andere regering, in dienst van de arbeiders, nu !

Edito du Bulletin Unité N°65 – Avril 2022.

La hausse rapide des prix provoque une montée des mobilisations sociales. Dans plusieurs entreprises, les travailleurs se sont mis en grève spontanément pour exiger des hausses de salaires. La FGTB a ensuite organisé plusieurs rassemblements et le front commun syndical annonce une grande manifestation le 20 juin. Un préavis pour une grève de 24h le 22 avril est déposé, incluant des manifestations dans plusieurs villes. Force est de constater que le plan d’action arrêté est limité et étalé dans le temps, comme si régler le problème des courses et des factures à payer n’était par urgent !

Interrogé par Sudpresse (18/3), Thierry Bodson, président de la FGTB, a déclaré : « La Belgique est proche de la révolte sociale : le gouvernement doit agir, la situation est explosive ».

Mais précisément, peut-on faire confiance au gouvernement De Croo pour annuler l’effondrement du pouvoir d’achat ? Le gouvernement De Croo, c’est ce gouvernement, avec ses ministres du PS et de Vooruit, qui vient de décider d’augmenter le budget de l’armée d’un milliard d’euros sur 3 ans. Alors que le gouvernement déclare en permanence ne pas avoir d’argent pour le social et les services publics, d’un coup, il augmente directement les dépenses militaires en 2022 de 10%. Globalement, l’armée va bénéficier d’un plan d’investissements d’au moins 10 milliards, ce qui va permettre d’élever le niveau des dépenses militaires à 1,54% du PIB en 2030. Ce faisant, le gouvernement obéit aux injonctions du gouvernement américain (avec son instrument qu’est l’OTAN) qui entend profiter de la guerre en Ukraine pour augmenter de manière considérable les profits de l’économie d’armement.

Dans L’Echo (19/2), le premier ministre rejetait le blocage des prix : « Un gouvernement peut intervenir en cas de choc, mais il ne peut pas prendre en charge toutes les factures des gens. Ceux qui veulent cela doivent opter pour le communisme. (…) À un certain moment, les attentes à ce sujet ont été complètement à côté de la plaque. » En d’autres mots, le gouvernement nous dit de nous débrouiller avec l’aumône qu’il nous accorde.

La stratégie avancée par les directions syndicales, présentée comme une pression continuelle sur le gouvernement De Croo pour qu’il adopte les bonnes mesures, est plus que jamais une impasse. C’est une stratégie qui a pour effet d’interdire aux syndiqués de combattre la coalition au pouvoir, au prétexte que ce gouvernement doit faire ci, doit faire ça. C’est une stratégie lourde de dangers pour la force syndicale.

Au contraire, les travailleurs ont besoin d’un gouvernement à leur service, par opposition au gouvernement actuel au service des actionnaires et des marchands de canons.

Un tel gouvernement des travailleurs prendra les mesures indispensables à la sauvegarde des salaires face à l’inflation galopante. Parmi ces mesures : le blocage des prix et la nationalisation du secteur de l’énergie. Un tel gouvernement de classe s’appuiera sur la mobilisation des travailleurs et leurs organisations syndicales.

Le Comite Unité – Eenhediscomité se met à la disposition des travailleurs, des jeunes, des allocataires sociaux, des militants de toute origine, pour aider à la mobilisation visant à mettre au pouvoir un tel gouvernement. Aider à la mobilisation, cela oblige à nous organiser pour surmonter les nombreux obstacles. Nous savons que les directions traditionnelles du mouvement ouvrier sont alignées sur une politique d’union sacrée avec les représentants des capitalistes, ce qui est amplifié par la situation de guerre actuelle. Dans ce sens, la première condition à la constitution d’un gouvernement des travailleurs – et donc à la mobilisation – est l’arrêt de cette politique d’union entre les classes sociales et la mise en avant de l’indépendance politique du mouvement ouvrier.

Pour avancer dans cette voie, rejoignez-nous pour aider à renforcer le Bulletin Unité-Eenheid et son influence !

La rédaction (28 mars) ▄

Sommaire :

  • Chronique du combat des travailleurs
  • Mobilisation contre la vie chère : quelle autre issue que la grève au finish pour obtenir satisfaction ?
  • Tribune libre – Le TRAÎTRE MOT – Ceci n’est pas une crise, c’est une escroquerie
  • Appel de la rencontre internationale contre la guerre (3 avril 2022)
    Travailleurs du monde, organisations ouvrières, peuples opprimés, unissons-nous contre la guerre et l’exploitation
  • Interventions à la Rencontre internationale contre la guerre du 3 avril 2022
  • République démocratique du Congo
    « Il est urgent de chasser les multinationales et leurs milices »
  • Ukraine – Poutine, Johnson et Biden pour la guerre à outrance
  • Et pendant ce temps, en Palestine…
  • Reproduire le scénario ukrainien en Asie-Pacifique ?
  • Le capitalisme et le militarisme
  • Soutenir l’OTAN au nom de l’anti-impérialisme ?
    Critique d’un article de la « gauche anticapitaliste »
  • Enseignement – Manifestation à Mons : rejet total du Pacte
  • Réflexions à propos des gouvernements régionaux et communautaires

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Ineenstorting van onze koopkracht:
Voor een andere regering, in dienst van de arbeiders, nu!

De snelle prijsstijging creëert een situatie van toenemende sociale mobiliseringen. In verschillende bedrijven gingen werknemers spontaan in staking om loonsverhogingen te eisen. De ABVV organiseerde vervolgens verschillende bijeenkomsten en de gemeenschappelijke vakbondsfront kondigde op 20 juni een grote demonstratie aan. Een aankondiging voor een staking van 24 uur op 22 april is gegeven, inclusief demonstraties in verschillende steden. Het is duidelijk dat het actieplan beperkt is en zich in de loop der tijd verspreidt, alsof het oplossen van het probleem van boodschappen doen en het betalen van rekeningen niet dringend was!

Geïnterviewd door Sudpresse (18/3) zei Thierry Bodson, president van de ABVV: «België staat dicht bij de sociale opstand: De regering moet de zaken in handen nemen, de situatie is explosief».

Maar kunnen we er juist op vertrouwen dat de regering-De Croo de ineenstorting van de koopkracht zal opheffen? Het is deze regering-De Croo, met haar ministers van de PS en Vooruit, die zojuist heeft besloten de begroting van het leger met een miljard euro te verhogen over een periode van drie jaar. Hoewel de regering voortdurend verklaart dat zij geen geld heeft voor sociale en publieke diensten, verhoogt zij plotseling de militaire uitgaven in 2022 met 10%. Over het geheel genomen zal het leger profiteren van een investeringsplan van minstens 10 miljard, waardoor het niveau van de militaire uitgaven in 2030 zal stijgen tot 1.54% van het BBP. Daarbij houdt de regering zich aan de bevelen van de Amerikaanse regering (met als instrument NAVO), die van plan is de oorlog in Oekraïne te gebruiken om de winsten van de wapeneconomie aanzienlijk te verhogen.

In L’Echo (19/2) verwierp de premier de prijsbevriezing: “Een regering kan ingrijpen in geval van een schok, maar kan niet alle rekeningen van de mensen overnemen. Degenen die dit willen, moeten kiezen voor het communisme. (…) Op een gegeven moment waren de verwachtingen hierover volledig ondoenbaar.” Met andere woorden, de regering zegt om onszelf te redden met de aalmoes die ze ons geeft.

De strategie die door de vakbondsleiders wordt voorgesteld, gepresenteerd als een voortdurende druk op de regering-De Croo om de juiste maatregelen te nemen, is meer dan ooit een doodlopend spoor. Het is een strategie die de leden van de vakbonden verbiedt de coalitie aan de macht te bestrijden, onder het voorwendsel dat deze regering dit of dat moet doen. Het is een strategie vol gevaren voor de macht van de vakbonden.

Integendeel, werknemers hebben een regering nodig die hen dient, in tegenstelling tot de huidige regering die aandeelhouders en wapenhandelaars bedient.

Zo’n regering van werknemers zal de nodige maatregelen nemen om de lonen te beschermen tegen de oplopende inflatie. Deze maatregelen omvatten prijsbevriezing en nationalisering van de energiesector. Zo’n klassenregering zal gebaseerd zijn op de mobilisatie van werknemers en hun vakbondsorganisaties.

Le Comite Unité – Eenheidscomité staat ter beschikking van werknemers, jongeren, ontvangers van sociale voorzieningen, activisten van alle herkomst, om te helpen bij de mobilisatie gericht op het aan de macht brengen van zo’n regering. Het helpen mobiliseren vereist dat we ons organiseren om de vele obstakels te overwinnen. We weten dat de traditionele leiders van de arbeidersbeweging zich aansluiten bij een beleid van heilige verbondenheid met de vertegenwoordigers van de kapitalisten, dat wordt versterkt door de huidige oorlogssituatie. In deze zin is de eerste voorwaarde voor de vorming van een regering van de arbeiders – en dus voor de mobilisatie – het stopzetten van dit beleid van vereniging tussen de sociale klassen en het bevorderen van de politieke onafhankelijkheid van de arbeidersbeweging.

Om in deze richting verder te gaan, sluit u bij ons aan om de Bulletin Unité-Eenheid en de invloed ervan te versterken!

De redactie (28 maart 2022) ▄

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Appel de la rencontre internationale d’urgence contre la guerre _ Noodoproep van de internationale bijeenkomst tegen de oorlog

« Travailleurs du monde, organisations ouvrières, peuples opprimés, unissons-nous contre la guerre et l’exploitation”

Nous, travailleurs, jeunes, militants du mouvement ouvrier et démocratique venus de 47 pays et de tous les continents, nous reprenons à notre compte la phrase que prononça Jean Jaurès, figure historique du socialisme international à la veille du déclenchement de la guerre de 1914 : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. »

Cette formule est de la plus brûlante actualité. Des guerres ravagent tous les continents. Des dizaines de millions de personnes sont chassées de leur pays. Des pays entiers sont en ruine. La famine s’étend dans le monde entier. Nous déclarons sans la moindre hésitation : ces guerres en cours, la destruction et la barbarie qu’elles déchaînent contre les travailleurs et les peuples sont le fruit du système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production et de sa décomposition. Un système qui, pour engranger toujours plus de profits, ne recule devant aucune agression.

La guerre déclenchée sur ordre du président Poutine le 24 février 2022 en Ukraine n’échappe pas à la règle. Rien ne peut justifier cette intervention. C’est pourquoi nous nous prononçons pour l’arrêt de cette intervention, pour un cessez-le-feu immédiat et pour le retrait des troupes russes d’Ukraine.

Pour autant, nous ne pouvons ignorer que les grandes puissances capitalistes – en tête l’administration nordaméricaine de Biden, l’Union européenne et les pays capitalistes qui la composent, en particulier l’Allemagne, la France et aussi la Grande-Bretagne – ont tout fait hier pour provoquer ce conflit. Ils font tout aujourd’hui pour l’attiser. Des dizaines de milliers d’hommes de troupe sont massés par l’OTAN à la frontière russe, les effectifs en sont renforcés semaine après semaine. L’OTAN et les pays qui la composent offrent un surarmement permanent à l’Ukraine et un véritable bouclier aérien à sa frontière. De fait, l’OTAN, les États-Unis et l’Union européenne sont des cobelligérants. C’est pourquoi, au mot d’ordre de « retrait des troupes russes », nous combinons l’exigence du « retrait des troupes américaines et de l’OTAN hors d’Europe », du « retrait de toutes les troupes étrangères d’occupation dans tous les pays du monde », de « l’arrêt de toutes les interventions impérialistes et néocolonialistes », de « la levée des sanctions » et du « démantèlement de l’OTAN ».

Les guerres en cours traduisent les appétits toujours grandissants des grandes puissances capitalistes qui ne cachent pas – et Biden en tête – leur volonté de piller les richesses du monde entier qui leur échappent encore, de contrôler encore plus étroitement l’économie mondiale. Elles sont le prétexte au gonflement vertigineux des budgets militaires au détriment des besoins des peuples. Les guerres à l’extérieur se combinent avec la guerre « à l’intérieur » que les gouvernements capitalistes mènent contre les travailleurs dans leur propre pays.

Cette guerre est l’ultime chaînon des guerres qui, depuis plusieurs décennies, ravagent tous les continents, toujours fomentées par les puissances capitalistes et impérialistes, toujours payées par le sang et la misère des peuples. La carte des guerres recoupe le plus souvent la carte des richesses des sous-sols des pays concernés. C’est pourquoi nous nous prononçons pour le retrait de toutes les troupes d’occupation des pays où elles sont présentes.

Les travailleurs n’ont aucun intérêt commun avec les multinationales et les classes capitalistes des différents pays. Ils n’ont aucun intérêt commun avec leurs propres gouvernements.

Nous en appelons à tous les travailleurs et à la jeunesse, aux militants de toutes origines du mouvement ouvrier et aux organisations ouvrières : rejetez toute forme d’union sacrée avec les gouvernements fauteurs de guerre, avec les multinationales et les capitalistes qui provoquent les guerres. La seule union conforme à la cause de la paix et de la justice sociale, c’est l’union des travailleurs et des peuples du monde entier.

À bas la guerre, à bas l’exploitation !

Travailleurs du monde, organisations ouvrières, peuples opprimés, unissons-nous contre la guerre et l’exploitation pour imposer la paix conforme aux intérêts de l’humanité.

Cet appel a été lancé à l’initiative du Comité ouvrier international (COI) qui organise à Paris, les 29 et 30 octobre 2022, une conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière, et une conférence internationale de femmes travailleuses.

Dimanche 3 avril 2022

Je m’associe publiquement à l’appel de la rencontre d’urgence contre la guerre.

“Werknemers van de wereld, arbeidersorganisaties, onderdrukte volkeren, laten we ons verenigen tegen de oorlog en uitbuiting.”

Wij, arbeiders, jongeren, activisten van de werknemersbeweging en democratie uit 47 landen en alle continenten, nemen voor onszelf de zin dat Jean Jaurès, een historische figuur van het internationale socialisme, aan de vooravond van de uitbraak van de oorlog in 1914 heeft uitgesproken: “Het kapitalisme draagt in zichzelf oorlog zoals de wolk de storm draagt.”

Deze formule is zeer actueel. Elk continent wordt geteisterd door oorlogen. Tientallen miljoenen mensen worden uit hun land verdreven. Hele landen zitten in puin. De hongersnood verspreidt zich over de hele wereld. We verklaren zonder enige aarzeling: Deze voortdurende oorlogen, de verwoesting en het barbaarse gedrag dat zij tegen de arbeiders en volkeren ontketenen zijn de vrucht van het kapitalistische systeem dat gebaseerd is op het particuliere eigendom van de productiemiddelen en de ontbinding ervan. Een systeem dat, om steeds meer winst te kunnen maken, niet aan agressie inkrimpt.

De oorlog die president Poetin op 24 februari 2022 in Oekraïne heeft bevolen, vormt hierop geen uitzondering. Daar is geen enkele rechtvaardiging voor. Daarom zijn we voor het stopzetten van deze interventie, voor een onmiddellijk staakt-het-vuren en voor de terugtrekking van Russische troepen uit Oekraïne.

We kunnen echter niet negeren dat de grote kapitalistische machten – geleid door de NoordAmerikaanse regering van Biden, de Europese Unie en de kapitalistische landen die er deel van maken, met name Duitsland, Frankrijk en ook Groot-Brittanië – gisteren alles hebben gedaan om dit conflict te veroorzaken. Ze doen vandaag de dag alles om het op te wekken. Tienduizenden troepen worden door de NAVO aan de Russische grens afgeslacht, en hun aantal wordt week na week versterkt. De NAVO en haar lidstaten voorzien Oekraïne van permanente overbewapening en een echt luchtschild aan zijn grens. In feite zijn de NAVO, de Verenigde Staten en de Europese Unie medestrijders.

Dat is de reden dat, gekoppeld aan de “terugtrekking van Russische troepen” combineren we de eis van “terugtrekking van Amerikaanse en NAVO-troepen uit Europa”, “terugtrekking van alle buitenlandse bezettingstroepen in alle landen van de wereld”, van “het staken van alle imperialistische en neokoloniale interventies”, “het opheffen van de sancties”, en “de ontmanteling van de NAVO”.

De voortdurende oorlogen weerspiegelen de steeds groeiende verlangens van de grote kapitalistische machten, die hun verlangen niet verbergen – en Biden als eerste – om de rijkdommen van de hele wereld te plunderen die ze nog steeds ontwijkt, om de wereldeconomie nog nauwer te controleren. Zij zijn het excuus voor de onwaarschijnlijke verhoging van de militaire begrotingen, ten koste van de behoeften van de volkeren. Oorlogen buiten combineren zich met oorlog “binnen” dat kapitalistische regeringen voeren tegen arbeiders in hun eigen land.

Deze oorlog is de laatste schakel in de oorlogen die al tientallen jaren elk continent hebben geteisterd, nog steeds               overkoepeld     door      de          kapitalistische en imperialistische machten en altijd betaald door het bloed en de ellende van de volkeren. De kaart van oorlogen overlapt meestal de kaart van de ondergrondse rijkdommen van de betrokken landen. Daarom zijn wij voor het terugtrekken van alle bezettingstroepen uit de landen waar zij aanwezig zijn.

De arbeiders hebben geen gemeenschappelijk belang met de multinationale ondernemingen of de kapitalistische klassen van de verscheidene landen. Zij hebben geen gemeenschappelijk belang met hun overheden.

We doen een beroep op alle werknemers en jongeren, op activisten van alle herkomst van de arbeidersbeweging en op werknemersorganisaties: Wijs elke vorm van heilige verbondenheid met oorlogvoerende regeringen af, met de multinationals en kapitalisten die oorlogen uitlokken. De enige unie in overeenstemming met als doel vrede en sociale rechtvaardigheid is de unie van werknemers en volkeren over de hele wereld

Gedaan met de oorlog, gedaan met de uitbuiting!

Werknemers van de wereld, arbeidersorganisaties, volkeren laten we ons verenigen tegen oorlog en uitbuiting om vrede op te leggen in het belang van de mensheid.

Deze oproep werd gelanceerd op initiatief van het International Workers Committee (IWC), dat op 29 en 30 oktober 2022 in Parijs een wereldconferentie tegen oorlog en uitbuiting organiseert voor de International Workers, en een internationale conferentie van werkende vrouwen.

3 april 2022

Ik sluit mij openlijk aan bij de oproep van de spoedvergadering tegen de oorlog.

Afghanistan : Gauche radicale d’Afghanistan (LRA) Afrique du Sud/Azanie : Ashraf Jooma ; Mandlenkosi ka Phangwa ; Scelo Mthembu ; Azikiwe Zweni (section azanienne du CORQI) ; Thabo Mocuminyane ; Bongani Mazibuko ; Getrude Lebunda au nom du National Unemployed People’s Forum (SA) ; Mphutlane wa Bofelo, militant du Black Consciousness Movement United (BCMU). Algérie : Nadia Yefsah, ex-députée du Parti des travailleurs (PT) ; Samir Laribi, membre du secrétariat du Parti socialiste des travailleurs (PST) en son nom propre ; Abdelkader Bentaleb, pour le Comité d’organisation des socialistes internationalistes (COSI) ; Khalid Daim, ex-militant de l’OST et cofondateur du PT, membre de sa commission de contrôle ; Fodil H., pour le Cercle des jeunes pour le socialisme (CJS), syndicaliste dans la fédération des transports UGTA ; Houria A., militante ouvrière internationaliste, première déléguée à la conférence internationale des femmes travailleuses ; Ali Y., militant ouvrier ; Amar Lounas, militant ouvrier ; Amélia H., militante ouvrière ; Aziz R. militant ouvrier dans l’Éducation nationale ; Azzedine A., militant ouvrier internationaliste ; Chafik Amara, militant ouvrier ; Farid H., militant ouvrier, technicien ; Farid Touil, militant ouvrier, syndicaliste dans l’enseignement technique ; Fawzi H., militant ouvrier ; Hacène F., militant ouvrier, chômeur ; Hadj F., militant ouvrier et des droits de l’homme ; Hafid H., syndicaliste ; Hamza A., militant ouvrier ; Hassina B., étudiante ; Kamel A., syndicaliste ; Larbi B., étudiant ; Mohand H., militant anti-impérialiste ; Nadia Sabry, militante ouvrière, journaliste ; Omar A., militant ouvrier enseignant ; Rachid Belfadel, militant ouvrier ; Ryad R., syndicaliste enseignant ; Samia D., étudiante ; Sofiane E., militant ouvrier ; Tarek H., militant ouvrier internationaliste, enseignant ; Wahiba S., étudiante ; Samir Aberkane, militant ouvrier, cofondateur de RAJ (Rassemblement Action Jeunesse). Allemagne : Peter Saalmüller, militant SPD (Idstein), syndicaliste Ver.di ; J.S., Ver.di (Leipzig) ; Norbert Müller, syndicaliste Ver.di (Francfort) ; Claudius Naumann, président du conseil des délégués du personnel de l’Université libre de Berlin, porte-parole de la section d’entreprise Ver.di, membre du Comité pour un parti ouvrier et du Groupe socialiste internationaliste (ISG), section allemande de la IVe Internationale (CORQI) ; Anna Schuster, Ver.di, déléguée du personnel, Comité pour un parti ouvrier ; Gudrun Hintermeier, syndicaliste IG Metall, Union locale de Sömmerda ; Peter Hintermeier, syndicaliste IG Metall, président de l’Union locale du DGB de Sömmerda ; Klaus Schüller, membre du bureau national de l’AfA (commission ouvrière du SPD), syndicaliste EVG, membre du Comité de suivi du COI ; H.-W. Schuster, syndicaliste Ver.di, délégué du personnel, Groupe socialiste internationaliste (ISG) ; Andreas Gangl, syndicaliste Ver.di, membre du comité de grève d’Amazon. Argentine : Ricardo Sonny Martínez, journaliste, écrivain, ex-directeur de Radio Nacional Argentina à Bariloche, correspondant de l’agence de presse Télam. Bangladesh : Ahad Mohammed Fayez Hossain, secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Bangladesh ; Sumi Khan, militant des droits de l’homme ; Amlan Dewanjee, Parti démocratique des travailleurs ; Baddrudduja Chowdhury, Parti démocratique des travailleurs. Belarus : Youri Glouchakov, militant ouvrier. Belgique : Gaëtan Coucke, enseignant, syndicaliste ; Olivier Horman, syndicaliste de la fonction publique fédérale ; Roberto Giarrocco, comité Unité – Eenheidscomité ; Serge Monsieur, président CGSP ALR Vivaqua. Bénin : Assogba Mahoussi Innocent, syndicaliste enseignant ; Kounouho Gbéyitin Marcel, secrétaire général adjoint du Syndicat national des travailleurs des services de la santé humaine du Bénin (SYNTRASESH). Brésil : Tomaz Wonghon, ancient président de la Confédération nationale des travailleurs de l’éducation (CNTE) ; Pedro Jacobs, directeur du 39e Noyau syndical du CPERS (à titre personnel) ; Anísio Garcez Homem, militant du Parti des travailleurs (PT). Burkina Faso : Adama Coulibaly, au nom de l’Alternative patriotique panafricaine/Burkindi. Burundi : Richard Hatungimana, président du Parti des travailleurs et de la démocratie (PTD-TWUNGURUNANI). Canada : B. Ross Ashley, correspondant du COI ; Paul Nkuzimana. Chili : Maritza Bastias Parra, secrétariat politique du Mouvement indépendant pour les droits du peuple (MIDP) ; Sixto Iturra, membre du secrétariat politique du MIDP. Chine : Zi Yu ; Apo Leong ; un militant de Beijing ; Haige. Corée : Jung Sikhwa, militant syndical ; Sang Soo Ha, militant syndical. Équateur : Pierina Torres, Movimiento Alfaro Vive Carajo ; Guillermo Santana, membre du Movimiento Alfaro Vive Carajo. État espagnol : Reme Martin, militante du Mouvement des retraités (MPEH) et syndicaliste LAB. États-Unis : Donna Dewitt, ancienne présidente de l’AFLCIO de Caroline du Sud ; Desirée Rojas, présidente de la section de Sacramento du Labor Council for Latin American Advancement (AFL-CIO); Sean McMahon ; Rodger Scott, ancien président de la section locale AFT 2121 (San Francisco) ; Nnamdi Lumumba, organisateur du Ujima People’s Progress Party (Maryland) ; Petros Bein Maryland ; Lita Blanc, ancienne présidente de United Educators of San Francisco* ; Marlena Santoyo, syndicaliste, Philadelphia Federation of Teachers ; Alan Benjamin, membre du comité de rédaction de The Organizer ; Connie White, comité de suivi de Labor & Community for Independent Party (LCIP)* ; Michael Carano, retraité, section locale 348 syndicat des Teamsters (Ohio)* ; Mya Shone, comité national de Socialist Organizer ; Ralph Schoenman, membre du comité de rédaction de The Organizer, secrétaire général du Tribunal international contre les crimes de guerre des États-Unis en Indochine ; David Walters, retraité, syndiqué IBEW Local 1245 ; Dan Kaplan, retraité secrétaire exécutif AFT Local 1493. ( à titre personnel). France : Jean-Pierre Barrois, militant contre la guerre ; Jacqueline Berrut, syndicaliste Action sociale ; Maria-Bégonia Chambonnet, syndicaliste hospitalière ; Jérémie Daire, Fédération des jeunes révolutionnaires (FJR) ; Olivier Doriane, POID ; Dominique Ferré, POID ; Daniel Gluckstein, secrétaire national du POID, coordinateur du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière ; Georgick Guellaën, Cherbourg ; Alexandre Herzog, syndicaliste territoriaux ; Marie Horville, syndicaliste enseignante ; Myriam Hossain, syndicaliste, assistante maternelle ; Christel Keiser, secrétaire nationale du POID, responsable de sa commission femmes travailleuses ; Charles Menet, syndicaliste métallurgie ; Jean-François Paty, syndicaliste La Poste ; Mahel Pierot-Guimbaud (FJR) ; Melchior de Rochebrune (FJR). Ghana : Explo Nani-Kofi, « Moving Africa ». Grande-Bretagne : Steve Hedley, secrétaraire général adjoint du syndicat RMT* ; Jane Doolan, membre de la commission exécutive nationale de UNISON* ; Mike Calvert, secrétaire adjoint de la section d’Islington de UNISON* ; Stefan Cholewka, secrétaire du conseil des syndicats de la métropole de Rochdale* ; Jo Rust, secrétaire de l’union locale de King’s Lynn & District, conseillère municipale à King’s Lynn* ; Charles Charalambous, ancien président de l’Union locale de Torbay & South Devon, éditeur de Labour Internationalist ; Paul Filby, Liverpool, Blacklist Support Group* ; Nick Phillips, syndiqué Unite* ; Henry Mott, syndiqué Unite* ; Margaret K. Taylor, trésorière de l’union locale de la métropole de Rochdale* ; Doreen McNally, Liverpool Unite Community Branch et ancienne porte-parole de Women of the Waterfront* ; Nigel Singh, syndicaliste ; Antony Rimmer, l’un des 47 conseillers municipaux suspendus de Liverpool, Association des retraités de Merseyside, syndicaliste (CWU and Unite)* ; Noeleen Grattan Hornsey et Wood Green CLP ; Ann Green, Pensioners’ Association. (* à titre personnel). Grèce : Dimitris Veliziotis, avocat ; Lenia Chrisikopoulou, artiste ; Maryse Le Lohe, retraitée, Αthènes ; Pantelis Kokkinopoulos, médecin, ancien conseiller municipal ; Eleni Pierropoulou, chômeuse ; Isaia Karachaliou ; Andreas Guhl, membre du CORQI ; Sotiria Lioni, chômeuse. Guatemala : Lidia Ángela Santos, enseignante. Hongrie : Judit Somi, militante ouvrière. Inde :Nambiath Vasudevan, coordinateur du Comité ouvrier international contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière ; Fahad Ahmad, Senior Research Fellow School of Social Work, Tata Institute of Social Sciences (Mumbai) ; Sabina Martins (Goa) ; Subhas Naik Jorge, Spark ; Cheruvathoor Denzil , Spark ; Franklyn Dsouza, Spark ; Gausuddin Shaikh, Spark. Indonésie : Dian Septi Trisnanti, Indonesia Unity Labour Federation (FSBPI). Italie : Luigi Brandellero, ouvrier, rédaction de Tribuna Libera ; Marina Boscaino, militante pour les droits démocratiques et sociaux, Rome ; Valeria Busicchia, enseignante, militante ; Rita Campione, Comité « NO AD » Lombardie (à titre personnel) ; Alessandra Cigna, enseignante, déléguée et responsable syndicale ; Giovanni Cocchi, Bologne ; Ugo Croce, comité de rédaction de Tribuna Libera ; Loretta Deluca, enseignante, militante de Rifondazione Comunista (Turin) ; Dario Granaglia, ouvrier, délégué et syndicaliste FIOMCGIL ; Daniele Grego, enseignante, syndicaliste, Turin ; Monica Grilli, enseignante, déléguée et responsable syndicale ; Gianni Guglieri, ouvrier, délégué et responsable syndical, Turin ; Andrea Monasterolo, ouvrier, militant syndical ; Agata Pantella, enseignante, Turin ; Alberto Pian, enseignant, délégué et responsable syndical ; Daniela Pez (à titre personnel), membre du secrétariat régional du Frioul de Sinistra Italiana ; Claudia Poggio, enseignante, Acqui Terme (Alessandria) ; Fabrizio Prestipino, enseignant, rédaction de Tribuna Libera ; Betty Raineri, enseignante, déléguée et responsable syndicale, Turin ; Teresa Silvestri, enseignante, Turin ; Elena Troglia, enseignante, Turin ; Emanuele Ungheri, Catane ; Lorenzo Varaldo, directeur d’école, coordinateur de Tribuna Libera ; Vanna Ventre, enseignante, comité de rédaction de Tribuna Libera. Maroc : Fadoua Idrissi, enseignante syndicaliste ; Mohamed Dahak, enseignant retraité, syndicaliste et militant des droits de l’homme ; Smaïl Jbari, militant de la Jeunesse ouvrière marocaine (JOM-UMT) ; Y. Malik, au nom de la rédaction de Tribune des travailleurs ; Habil Bourass, étudiant. Mexique : María de Lourdes Díaz Cruz, Mouvement national de transformation pétrolière-LULA ; Israel Cervantes, Maison de l’ouvrier de Bajío ; Rosemberg Pérez García, Conseil central de lutte, section 40 de la Coordination nationale des travailleurs de l’Éducation ; Marisela Ortega Domínguez, militante de MORENA ; Elvira Catalina Aguiar Álvarez, Partido del Trabajo ; Catalina Miranda, section 37 du Syndicat national des travailleurs de l’Éducation ; Jorge Manuel Arcia Nájera, retraité, section 7 SNTE-CNTE ; Russell Aguilar, retraité, section 7 SNTE-CNTE ; Jesús Casillas Arredondo, Alliance internationale des jeunes pour le socialisme ; Fernando Márquez Duarte, syndicaliste UAW 2865 ; Liliana Plumeda Aguilar, Ligue communiste internationaliste (LCI-CORCI) ; Abel Salazar Castellanos, LCI-CORCI ; Juan Carlos Vargas Reyes, Nueva Central de Trabajadores ; Jesús Rangel Ontiveros, Organisation politique du peuple et des travailleurs (Basse-Californie) ; Raúl Calleja Lacorti, section 502 du syndicat national des travailleurs de la santé ; Carlos Niebla, UNTA-BC ; Marco Rojo UNTA-BC ; Raúl Ramos Sánchez, Maison de l’ouvrier, Basse-Californie ; Emma Monserrat García, étudiante ; Cristina Itzel Ramírez Camea, ouvrière de maquiladora ; Muriel Ernesto Gómez Alvarado, Conseil central de lutte, section 40 de la Coordination nationale des travailleurs de l’Éducation ; Gilberto Montes Vázquez, Organisation politique du peuple et des travailleurs (Chiapas) ; Fernando Serrano Monroy, secrétaire généJe m’associe publiquement à l’appel de la rencontre d’urgence contre la guerre (3 avril 2022). En mon nom personnel : Au nom de mon organisation : Qualité sous laquelle doit apparaître ma signature : Nom, Prénom : Adresse : Ville : Téléphone : e-mail : Soutien financier pour permettre la venue des délégués du monde entier à la conférence mondiale des 29 et 30 octobre 2022. (chèque à l’ordre de C.O.I.) : € Coupon à retourner à : owcparis2022@gmail.com ral du Syndicat indépendant des travailleurs du Colegio de Bachilleres de Chiapas (SITAACOBACH) ; Ángel Álvarez Orozco, SITAACOBACH ; Fernando Aguilar Palacios, secrétaire à l’organisation du SITAACOBACH ; Irma Moran Ojeda, militante pour la défense de l’eau (Mexicali) ; Jesús Adolfo Calleja Lacorti ; Daniel Gómez Meza, section 40 de la Coordination nationale des travailleurs de l’Éducation. Pakistan : Akbar Khan, secrétaire général de la Fédération nationale des employés de banque ; Taimur Rehman, secrétaire général du PMKP ; Rubina Jamil, secrétaire générale de l’APTUF ; M. Ilyas ; Nasir Gulzar ; Haroon Younas ; Mian Khalid, délégué, Syndicat des cheminots ; Samina Fayyaz, commission femmes de l’APTUF Women ; Malik Humayun, secrétaire général, Syndicat des employés territoriaux ; Anwer Gujjar, président de l’APTUF ; Yasir Gulzar. Palestine : Naji El Khatib, président de l’Association Secular Palestine. Pérou : Shabbir Shah, secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de l’industrie agroalimentaire du Pérou ; Roberto Alvarado Rubiños, directeur de Páginas Libres ; César Augusto Huamán Escudero ; César Salinas Mejía, ancien dirigeant syndical des mineurs ; Henry Torres Gallarday, Groupe socialiste internationaliste, journal El Organizador. Philippines : Partido Manggagawa (Parti des travailleurs) ; Randy Miranda, membre de la commission exécutive nationale. Portugal : Raquel Varela, chercheuse, historienne du mouvement ouvrier ; José Casimiro, militant ouvrier, Bloc de gauche (BE) ; João Mota, secrétaire clinique à la retraite ; António Cardoso, Viana do Castelo ; Ana Sofia Cortes, militant du BE, fonctionnaire ; Victor Pinto, linguiste, militant O Trabalho ; Adriano Zilhão, militant O Trabalho et BE ; José Santana Henriques, militant O Trabalho et BE ; Frederico Rodrigues, militant jeune ; Bento Correia, militant ouvrier, BE ; Manuel Carlos Silva, professeur d’université et sociologue, Braga ; Pedro Vicente, architecte ; Pedro Carvalho, dirigeant du Syndicat des professeurs du nord, Viana do Castelo. République démocratique du Congo (RDC) : Patrick Basimise Mupe ; Lucien Faradja Mbinga ; Gustave Kizenga pour le Comité pour le Parti démocratique et indépendant des travailleurs et des paysans. Roumanie : Constantin Cretan, syndicaliste des mines. Russie : Groupe des partisans du CORQI. Serbie : Jacim Milunovic, militant ouvrier. Sri Lanka : Dasantha Jayalath, ancien secrétaire adjoint de la section d’Ansell du syndicat Free Trade Zones and General Services Employees Union ; Saman Mudunkotuwage. Suède : Nadezhda Bravo Cladera. Suisse : Ali Korkmaz, syndicaliste industrie ; Dogan Fennibay, syndicaliste industrie ; Jean-Philippe Faure, militant ouvrier ; Marzia Fiastri, syndicaliste enseignante ; Michel Zimmermann, militant ouvrier. Syrie : Faraj Bayrarakdar. Togo : Lawson Messan, secrétaire national du PADET/ L’Emancipation. Turquie : Mehmet Sadi Ozansü, dirigeant du IKEP (Parti propre du travailleur).

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Communiqué du Parti Ouvrier Indépendant et Démocratique (France) – Au soir du premier tour

Les trois faits marquants du premier tour de l’élection présidentielle sont le rejet de Macron et de sa politique ; l’ampleur de l’abstention, particulièrement dans l’électorat ouvrier, populaire et jeune ; la progression de l’extrême droite. Ce que les médias ont appelé le « vote utile » n’est rien d’autre que le résultat d’institutions de la Ve République de plus en plus bonapartistes sélectionnant trois candidats et écrasant les autres.

Il n’empêche qu’une nouvelle fois Macron est minoritaire : quatre électeurs inscrits sur cinq lui ont refusé leur suffrage. Par l’abstention pour les uns, par le vote pour les autres, les travailleurs et les jeunes ont exprimé leur exigence de rupture avec la politique de Macron et des gouvernements qui l’ont précédé.

Cette exigence aurait pu se traduire dans un vote qualifiant pour le second tour un candidat d’unité présenté par les partis issus historiquement du mouvement ouvrier. Cela n’a pas été le cas. C’est la conséquence de la division. Division aggravée par la confusion créée par ces partis quand ils ont voté, le 19 mars 2020 à l’Assemblée nationale, 343 milliards d’euros offerts aux capitalistes, qui les ont utilisés pour spéculer et licencier, tandis que les hôpitaux, les écoles, les services publics étaient étranglés. Confusion encore aggravée lorsqu’à deux reprises ces dernières semaines ces mêmes partis ont voté au Parlement européen pour l’augmentation vertigineuse des dépenses de guerre et pour faire accepter les sacrifices imposés aux travailleurs.

Dans les élections comme dans les grèves, la division interdit à la classe des exploités et des opprimés de l’emporter. C’est aux dirigeants responsables de cette division d’assumer la responsabilité d’une situation qui voit Macron et Le Pen en lice au second tour.

Au soir de ce premier tour, les choses sont claires : pas une voix de travailleur et de jeune ne peut aller à Marine Le Pen. Le Pen, c’est l’infâme réaction, c’est la division entre travailleurs, immigrés ou non. Un gouvernement porteur de l’ombre sinistre de l’extrême droite ne peut être instauré dans notre pays !

Le soir du premier tour, certains dirigeants « de gauche » se sont empressés d’appeler au vote Macron, qui constituerait, selon eux, un « rempart de la démocratie ». Ils avaient déjà dit cela en 2017. Grâce à quoi, durant cinq ans, Macron a pu porter les coups les plus brutaux contre les travailleurs, leurs droits et les libertés !

Travailleurs, votre propre lutte de classe, votre organisation, votre combat pour les revendications constituent le seul rempart de défense de la démocratie. Unis avec vos organisations, vous êtes les seuls à même non seulement de préserver la démocratie mais aussi d’ouvrir la voie à une politique conforme aux besoins de l’immense majorité, celle qui vit de son travail, et non au service d’une poignée d’exploiteurs et de spéculateurs. Vous êtes les seuls à même d’ouvrir la voie au gouvernement de la majorité, au gouvernement du peuple travailleur.

Travailleurs, militants, jeunes, les plus grands combats sont devant nous. Pour défendre la démocratie, pour le travail, la paix, la liberté, pour la Sécurité sociale, les retraites et toutes les conquêtes sociales, pour l’école, les hôpitaux et tous les services publics, pour le blocage des prix, organisez-vous avec le Parti ouvrier indépendant démocratique.

Participez aux assemblées convoquées dans tout le pays par les comités du POID entre les deux tours pour discuter de ce communiqué.

*Le POID est membre du Comité Ouvrier International

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Les dirigeants syndicaux doivent mobiliser les travailleurs pour faire tomber le gouvernement De Croo ! _ De leiders van de vakbonden moeten arbeiders mobiliseren om de regering-De Croo neer te halen!

Edito du Bulletin Unité N°64 – Mars 2022.

Il y a quelques semaines, le gouvernement de la Vivaldi a décidé de ne rien décider de sérieux pour alléger le coût de la vie face à la hausse phénoménale des énergies et du panier de la ménagère en général. Et voici qu’il décide d’aggraver la flexibilité avec sa « réforme du marché du travail » et de rendre caduques les conventions collectives sur le travail après 20 heures pour satisfaire l’exigence des patrons de diminuer le coût du travail.

Tous les travailleurs sont en droit de se poser la question : pourquoi n’y a-t-il pas d’appel à la mobilisation contre la politique du gouvernement de la Vivaldi de la part des organisations syndicales ? Qu’est-ce qui bloque ?

Dans son communiqué du 16 février, la FGTB critique le gouvernement parce qu’il « provoque la déception ». La CSC, quant à elle, s’est limitée à expliquer que « l’accord sur la réforme du marché du travail soulève de nombreuses questions ! ». Au sujet du coût des énergies, la FGTB s’est bornée à constater « que le Gouvernement accouche d’une souris ». La CSC a indiqué que « la TVA à 6 % et le chèque énergie ne seront pas suffisants pour compenser le report de cinq mois de l’indexation des salaires et des allocations ».

Alors pourquoi les responsables syndicaux n’ont-ils pas décidé d’une mobilisation à la hauteur des enjeux ? La réponse à cette question n’a-t-elle pas un rapport avec la question de l’indépendance syndicale vis-à-vis du gouvernement et des partis socialistes en particulier ?

Le premier ministre De Croo a déclaré (Le Soir) : « Pouvoir introduire le travail de soirée avec l’accord d’un seul syndicat est un grand pas en avant. Et plus important encore, les entreprises pourront mener des projets pilotes avec les employés volontaires sans l’accord des syndicats. (…) Ce que nous avons décidé cette semaine en matière de flexibilité était jusqu’il y a peu tabou pour beaucoup de partis. »

De son côté, Elio Di Rupo, ministre-président wallon, membre éminent du Parti Socialiste, en appelle aux syndicats : « Le gouvernement a besoin d’un soutien… Tout le monde doit parler le même langage. On ne peut pas rester uniquement défenseur de son groupe et de ses intérêts, chacun doit aller plus loin que cela. » Commentaire du Soir (19/2) : « Le ministre-président raconte une Wallonie où les « corps intermédiaires » ne remplissent pas leur rôle… La semaine prochaine, le gouvernement wallon essayera de convaincre les interlocuteurs sociaux de le suivre. Il a besoin d’un « consensus mobilisateur » ».

Pour les travailleurs, cette orientation en faveur d’un « consensus mobilisateur » patrons – syndicats-gouvernement représente un danger absolu : cela voudrait dire que les syndicats ne seraient plus les instruments pour la lutte, pour la défenses des intérêts distincts des travailleurs opposés aux intérêts des patrons. C’est là une question majeure.

Dans un autre article, Le Soir (16/2) s’inquiétait : « PS-FGTB : fracture à gauche, avec risque de rupture ». Les ministres PS-Vooruit n’ont à aucun moment été mandatés par leurs électeurs pour mener avec la droite une politique de renoncement aux « tabous », c’est-à-dire renoncer aux intérêts des travailleurs et notamment la journée des 8 heures. Le président de la FGTB a dénoncé la semaine des 4 x 10 heures comme « un coup de couteau assassin ». Tout cela est vrai, mais il vient un temps où les paroles, même les plus coléreuses, ne suffisent plus. On ne remplit pas le panier de la ménagère avec des discours.

Pour apporter des solutions aux travailleurs, il est nécessaire que des ruptures concrètes aient lieu. Il devient clair que le gouvernement De Croo a fait ses preuves en faveur des patrons. Il doit être chassé. C’est désormais dans ce sens que les travailleurs doivent être appelés à la mobilisation. Mais faire tomber la Vivaldi exige que les travailleurs disposent de syndicats indépendants, libres de toute attache.

Nous pensons que le gouvernement ne tient que par la modération de la réaction syndicale à sa politique. Le gouvernement (pas seulement en Wallonie) a besoin que les dirigeants syndicaux lui apportent leur soutien. De leur côté, les travailleurs sont prêts à passer à l’action massivement parce qu’ils ne supportent plus ce gouvernement. L’immense succès de la manifestation des enseignants francophones du 10 février en est une illustration éclatante. Et on peut ajouter que ce succès s’est lui-même dressé comme une révolte contre la politique démobilisatrice des responsables qui accompagnent le Pacte d’excellence depuis des années.

Dirigeants syndicaux : les travailleurs sont prêts au combat pour des solutions à la crise. L’heure est à la mobilisation pour en finir avec la Vivaldi et sa politique !

La rédaction (22 février) ▄

Sommaire :

  • Chronique du combat des travailleurs
  • Où va le PS de Paul Magnette et d’Elio Di Rupo ? Quelle est la solution ?
  • « Deal pour l’emploi » du 15 février : quelles sont les mesures prises dans l’e-commerce ?
  • Travailleurs des plateformes : le gouvernement ment-il ?
  • 7ème réforme de l’Etat (suite) : la mobilisation contre la régionalisation des soins des santé
  • Enseignement – Après le succès du 10 février, quelle mobilisation ?
  • Wallonie-Bruxelles-Enseignement, un organisme d’intérêt public qui défait l’Enseignement de l’Etat.
  • Ni Poutine, ni l’OTAN !
  • « La guerre ne profite qu’aux exploiteurs ! »

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De leiders van de vakbonden moeten arbeiders mobiliseren om de regering-De Croo neer te halen!

Een paar weken geleden besloot de Vivaldiregering geen serieuze beslissingen te nemen om de kosten van levensonderhoud te verlagen, gezien de fenomenale toename van de energieprijzen en het huishouden in het algemeen. En nu besluit hij om de flexibiliteit te vergroten met zijn «hervorming van de arbeidsmarkt» en om de collectieve arbeidsovereenkomsten na 20 uur ongeldig te maken om te voldoen aan de eisen van de werkgevers om de arbeidskosten te verlagen.

Alle werknemers hebben het recht zich de vraag te stellen: Waarom is er geen oproep van de vakbonden tot mobilisatie tegen het beleid van de Vivaldiregering? Waar blokkeert het?

In zijn verklaring van februari 16 bekritiseerde de ABVV de regering omdat ‘ze teleurstelling veroorzaken’. Het ACV heeft zich op zijn beurt beperkt tot het uitleggen dat “de overeenkomst over de hervorming van de arbeidsmarkt veel vragen oproept!” Met betrekking tot de kosten van energie merkte de ABVV alleen maar op dat de regering “een onbeduidend resultaat produceert”.  Het ACV gaf aan dat “6% BTW en de energie cheque niet voldoende zullen zijn om het uitstel van vijf maanden van de indexering van de lonen en de vergoedingen te compenseren”.

Dus waarom hebben vakbondsleiders niet besloten om zich op de inzet te mobiliseren? Heeft het antwoord op deze vraag niet iets te maken met de kwestie van de onafhankelijkheid van de vakbonden tegenover de regering en vooral de socialistische partijen?

Premier De Croo zei (Le Soir): “Het is een grote stap vooruit om met instemming van één enkele vakbond het avondwerk te kunnen introduceren. En nog belangrijker is dat bedrijven zonder toestemming van de vakbonden proefprojecten met vrijwillige werknemers kunnen uitproberen. (…) Wat we deze week besloten in termen van flexibiliteit was tot voor kort taboe voor veel partijen.” Op zijn beurt roept Elio Di Rupo, Waalse minister-president en prominent lid van de Socialistische Partij, de vakbonden op: “De regering heeft steun nodig… Iedereen moet dezelfde taal spreken. Je kunt niet alleen opkomen voor je groep en je interesses, je moet verder gaan.” Commentaar van Le Soir (19/2): “De minister-president vertelt over een Wallonië waar de « bemiddelende organen » hun rol niet vervullen… Volgende week zal de Waalse regering proberen de sociale partners ervan te overtuigen hem te volgen. Er is een « mobiliserende consensus » nodig.”

Voor de werknemers vormt deze oriëntatie ten gunste van een «mobiliserende consensus» tussen werkgevers, vakbonden en de regering een absoluut gevaar: Het zou betekenen dat de vakbonden niet langer de instrumenten voor de strijd zouden zijn, voor de verdediging van de verschillende belangen van de werknemers, degenen die zich verzetten tegen de belangen van de bazen. Dit is een belangrijke kwestie.

In een ander artikel maakte Le Soir (16/2) zich zorgen: “PS-ABVV: Linkse breuk, met risico op een scheur”. De ministers van PS-Vooruit kregen op geen enkel moment door hun kiezers de volmacht om met de rechtse partijen een opgevingsbeleid over « taboes » uit te voeren. Met andere woorden om de belangen van de arbeiders en vooral de 8-urige dag op te geven. De president van de ABVV heeft de week van 4 x 10 uur aangegeven als een « dodelijke messteek« . Dit is allemaal waar, maar er komt een tijd waar woorden, zelfs de meest boze, niet langer genoeg zijn. Je vult de mand van een huishouden niet met toespraken.

Om oplossingen te kunnen bieden aan werknemers is het noodzakelijk dat er concrete breuken plaatsvinden. Het wordt duidelijk dat de regering-De Croo zich heeft bewezen ten gunste van de bazen. Hij moet worden verdreven. Het is nu in deze richting dat werknemers opgeroepen moeten worden om zich te mobiliseren. Maar het neerhalen van Vivaldi vereist dat arbeiders onafhankelijke vakbonden hebben, vrij van alle gehechtheid.

Wij zijn van mening dat de regering alleen maar kan vasthouden aan de matiging van de reactie van de vakbonden op haar beleid. De regering (niet alleen in Wallonië) heeft de steun van vakbondsleiders nodig. Op hun beurt zijn werknemers bereid massaal actie te ondernemen omdat ze deze regering niet langer steunen. Het enorme succes van de demonstratie van Franstalige leerkrachten op 10 februari is een opvallende illustratie. En we kunnen hieraan toevoegen dat dit succes zelf is toegenomen als een opstand tegen het demobiliserende beleid van de leiders die de “Pacte d’excellence” al jaren vergezellen.

Vakbondsleiders: Werknemers zijn bereid te vechten voor oplossingen voor de crisis. De tijd is gekomen om ons te mobiliseren om een einde te maken aan Vivaldi en haar politiek!

De redactie (22 februari )

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Déclaration du CORQI – TROUPES RUSSES : HORS D’UKRAINE ! DÉMANTÈLEMENT DE L’OTAN !

Ni Poutine, ni Biden et ses alliés : aucune union sacrée avec les gouvernements fauteurs de guerre!

1 La guerre déclenchée en Ukraine par l’invasion des troupes russes soulève l’indignation légitime des travailleurs du monde entier.
Dès les premières minutes de ce conflit, le Comité d’organisation pour la reconstitution de la IVe Internationale (CORQI) a condamné l’agression et exigé le retrait immédiat des troupes russes. Fidèle aux principes de l’indépendance de la classe ouvrière, le CORQI a, dans le même temps, appelé les travailleurs et les organisations à refuser de se ranger dans l’union sacrée qui, dans chaque pays, prétend unir les organisations ouvrières aux capitalistes et aux gouvernements au motif de la condamnation du seul gouvernement russe. Les faits établissent que, si la responsabilité criminelle du régime de Poutine est une évidence, elle s’inscrit dans un contexte marqué par l’escalade militaire depuis des mois et des mois, et les provocations dont l’impérialisme américain et son bras armé l’OTAN, et tous les gouvernements capitalistes rangés sous cette bannière, portent la responsabilité. Les partisans de la reconstitution de la IVe Internationale, fidèles au drapeau de l’internationalisme prolétarien, refusent de suivre les dirigeants des organisations ouvrières qui ont accepté et acceptent de se placer dans le cadre de l’union sacrée derrière les gouvernements fauteurs de guerre. Les partisans de la reconstitution de la IVe Internationale considèrent que le principal ennemi de la classe ouvrière dans chaque pays, c’est son propre gouvernement. La mise en œuvre de cette orientation s’est traduite par exemple dans l’appel lancé en France par le Parti ouvrier indépendant démocratique (dont sont membres les militants du CORQI). Appel intitulé : «À bas la guerre !» qui déclare :
«Nous, travailleurs et jeunes en France, nous ne voulons pas de la guerre, nous sommes aux côtés des travailleurs d’Ukraine victimes de l’invasion de Poutine, aux côtés des travailleurs russes qui manifestent contre la guerre, aux côtés des travailleurs du monde entier épris de paix et de liberté. Nous ne faisons aucune confiance à Macron qui mène la guerre à l’extérieur contre les peuples, notamment en Afrique et, à l’intérieur, une guerre sociale contre les travailleurs et les jeunes. L’issue n’est ni derrière Poutine, ni derrière Biden, ni derrière Macron, tous fauteurs de guerre. L’issue est dans l’unité des peuples et des travailleurs du monde entier contre la guerre et l’exploitation. Troupes russes : hors d’Ukraine ! Troupes françaises : hors d’Afrique ! Troupes US et de l’OTAN : hors d’Europe!»

Le CORQI se félicite d’apprendre qu’en l’espace de trois jours des milliers de travailleurs et de jeunes ont signé cet appel du POID, manifestant qu’en France, comme dans tous les grands pays impérialistes, les travailleurs refusent de suivre les consignes des dirigeants des organisations ouvrières qui les appellent à s’unir derrière leur propre bourgeoisie.

2 Préfaçant sa brochure L’Impérialisme, stade suprême du capitalisme, Lénine, en 1917, fixe comme objectif de permettre aux travailleurs de saisir « un problème économique capital sans l’étude duquel il est impossible de rien comprendre à ce que sont la guerre d’aujourd’hui et la politique d’aujourd’hui, je veux parler de la nature économique de l’impérialisme ». Dans le même ouvrage, Lénine précise : « Les guerres impérialistes sont absolument inévitables aussi longtemps qu’existera la propriété privée des moyens de production. » La guerre déclenchée par l’entrée des troupes russes en Ukraine ne peut se comprendre sans l’inscrire dans le contexte de l’époque de l’impérialisme décadent et décomposé. Dans un contexte évidemment différent, ce qui est vrai pour la première guerre impérialiste mondiale de 1914- 1918 est vrai pour la guerre en cours. Certes, ce n’est pas une guerre mondiale, mais elle a des traits de guerre mondiale parce qu’en réalité, sur le terrain ukrainien où s’affrontent de manière directe la Russie et l’Ukraine, il y a derrière l’Ukraine les principales puissances impérialistes réunies dans l’OTAN et, même si ce n’est pas aussi direct, l’offensive impérialiste contre la Russie vise aussi la Chine.

3 Quelles sont les racines économiques de la guerre ? C’est la crise majeure du régime capitaliste, fondé sur la propriété privée des moyens de production.
Régime dont la survie se fait au prix de procédés qui s’éloignent de plus en plus de la sphère de la production de la plusvalue pour y revenir ensuite dans les conditions d’une pression accentuée sur la classe ouvrière et ses organisations. Rappelons- le : en 1971, lorsque l’impérialisme américain décide la déconnexion du dollar de l’or, Nixon pose la question : quoi faire après ? Depuis, la classe dirigeante a provoqué toutes les manipulations spéculatives, monétaires et financières qui ont débouché sur les bulles spéculatives et les crises successives notamment de 2000, 2007-2008 et plus récemment à l’occasion de la pandémie. Ils ont, après la chute du mur de Berlin, généralisé les guerres sans fin, dépeçant les nations en faisant payer aux peuples la nécessité de développer une industrie d’armement en expansion constante. Finalement on en revient à la formule de Marx pour qui le capital, c’est de « l’argent toujours bourgeonnant ». Et pour qu’il bourgeonne par tous les moyens, il doit bourgeonner même quand les moyens de valorisation du capital dans la production directe de marchandises est rendue de plus en plus difficile. D’où le fait qu’aujourd’hui les actionnaires sont de plus en plus des investisseurs institutionnels d’une puissance financière considérable : fonds d’investissement, fonds souverains, etc., qui drainent des montagnes de capitaux et les déplacent, compte tenu de la déréglementation, avec une agilité remarquable et où, du jour au lendemain, des branches entières de l’industrie sont décrétées « obsolètes » parce qu’insuffisamment rentables, et donc liquidées.

4 La crise du régime fondé sur la propriété privée des moyens de production se manifeste dans la tendance à la généralisation de « la transformation des forces productives en forces destructrices » décrites par Marx et qui prend au stade impérialiste une place grandissante. Et parmi ces forces destructrices, la place toujours croissante occupée par l’une d’entre elles : l’industrie d’armement, le « militarisme » pour reprendre l’expression de Rosa Luxemburg au début du XXe siècle. Un marché en constant développement, engloutissant des milliers de milliards de dollars du budget des États, qui a comme particularité que la consommation des marchandises qu’il produit – les armes – exige de provoquer toujours plus de conflits et de guerres. Un marché que dominent sans partage les grandes multinationales des États-Unis : sur les 100 principales entreprises d’armement, 51 sont nord-américaines, dont les cinq premières. Quant à l’administration Biden, elle a fait voter en décembre 2021 le budget militaire le plus élevé de toute l’histoire des États-Unis, 778 milliards de dollars.

5 L’origine de la crise actuelle en Ukraine, c’est l’offensive dirigée par l’impérialisme américain pour le renforcement de la présence de l’OTAN à l’est de l’Europe.
« Les Alliés ont mis en œuvre les décisions prises au sommet de Varsovie, en 2016, à savoir établir une présence avancée de l’OTAN en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne, et développer une présence avancée adaptée dans la région de la mer Noire » : l’OTAN elle-même (sur son site, janvier 2022) revendique cette politique d’encerclement et de pression militaire sur la Russie. Une politique qui est inséparable de sa politique d’ensemble visant à l’encerclement militaire et à l’offensive contre la Chine.

6 Depuis un an, l’offensive particulière de l’impérialisme américain contre la Chine s’est considérablement accentuée. Pourquoi ?
D’abord parce que c’est un immense marché qui, en partie, n’est pas disponible pour le capital financier des États-Unis. Et même dans la partie de ce marché disponible pour le capital, celui-ci doit se conformer aux conditions posées par la bureaucratie au pouvoir en Chine, entravant les conditions d’exploitation directe de la force de travail chinoise conformément aux exigences du capitalisme américain. La pandémie a mis au grand jour le fait que le maintien du monopole du pouvoir politique du Parti communiste chinois et de son contrôle sur l’économie, le maintien du monopole du commerce extérieur et de la création monétaire, font que le Parti communiste chinois a pu, durant la pandémie, emprunter une voie différente de celle de l’impérialisme américain et des autres impérialismes. Écrire cela n’est pas donner un signe plus au pouvoir chinois, c’est énoncer un fait objectif. La bureaucratie a pu le faire parce qu’elle avait entre les mains ce pouvoir politique et économique concentré, en contradiction avec la «loi du marché» et de la «libre entreprise.»

7 Cela n’enlève rien au caractère intégralement contre-révolutionnaire et anti-ouvrier de la bureaucratie chinoise.
Elle l’a montré ces derniers mois, avec l’interdiction et la liquidation des syndicats ouvriers à Hong Kong, avec la répression contre les travailleurs et les grèves en Chine continentale, etc. Mais l’offensive de l’impérialisme américain contre la Chine est l’expression du fait que, même confisquée par la bureaucratie, la propriété d’État reste intolérable pour l’impérialisme. C’est pourquoi, depuis un an, il y a eu un changement qualitatif dans la nature des déclarations de l’impérialisme vis-à-vis de la Chine. Ce que Biden a exprimé le 31 août, après le départ du dernier soldat américain d’Afghanistan, quand il a annoncé la « nouvelle stratégie des États-Unis », désormais « engagés dans une compétition sérieuse avec la Chine ». Ce qui pendant des années relevait de critiques, de déclarations s’est désormais transformé en menaces de guerre. Pas seulement en paroles: en actes. On ne compte plus les modifications du dispositif militaire de l’impérialisme américain préparant l’affrontement avec la Chine : des manœuvres en mer de Chine et au large de Taïwan aux nouvelles alliances militaires (Aukus avec l’Australie et le Royaume-Uni, Quad avec l’Australie, l’Inde et le Japon), à la création d’un centre de la CIA spécialement dédié à la Chine, etc. Derrière tout cela, on en revient à la question fondamentale de l’extorsion de la plus-value par l’exploitation capitaliste.

8 L’oligarchie russe (issue de la décomposition de la bureaucratie) est née des privatisations-pillages de la propriété d’État en URSS engagés il y a plus de trente ans, lorsque la bureaucratie a été jusqu’au bout de sa nature « restaurationniste » en liquidant les rapports sociaux issus d’Octobre 1917, réalisant le pronostic de Léon Trotsky dans La Révolution trahie : « La chute de la dictature bureaucratique actuelle sans son remplacement par un nouveau pouvoir socialiste annoncerait ainsi le retour au système capitaliste avec une baisse catastrophique de l’économie et de la culture. » Le pillage des capacités productives du pays, héritées de l’URSS, donnent à cette couche oligarchique une puissance parasitaire sur l’économie russe autant qu’une certaine place à l’échelle mondiale (dont l’économie mafieuse devient un secteur toujours plus important). Elle a notamment sous son contrôle de grandes entreprises qui produisent et exportent du gaz et du pétrole. L’oligarchie russe est de nature capitaliste, au sens où elle est insérée dans l’économie capitaliste mondiale. Mais elle n’est pas l’égale des vieilles puissances impérialistes, ce qu’elle a appris à ses dépens en perdant des milliers de milliards en 2008. Elle est prête à s’allier à qui voudra s’allier avec elle pourvu que cela lui permette de préserver, ou tenter de préserver sa position à l’échelle nationale et régionale sans jamais remettre en cause l’ordre mondial dominé par l’impérialisme américain. Ces dernières années, en maintes circonstances, l’oligarchie russe s’est trouvée côte à côte avec l’impérialisme américain contre les peuples. Par exemple en Syrie au nom de la prétendue « lutte contre Daech ». Plus récemment, c’est au compte de la préservation des intérêts des grandes multinationales nord-américaines et européennes qui pillent les gigantesques ressources naturelles du pays que le régime de Poutine a envoyé début janvier 2022 les troupes russes écraser le soulèvement ouvrier au Kazakhstan.

9 Dans le conflit, qui pour l’instant n’est pas ouvert sur le plan militaire entre la Chine et les États-Unis, l’oligarchie russe a, pour ses propres raisons et jusqu’à présent, joué la carte de la Chine.
Mais cela peut bien sûr changer demain. L’objectif de Poutine et de son entourage était de toute évidence qu’en jouant la carte de la Chine il parviendra à desserrer un peu l’étau par rapport à l’impérialisme américain. Pour les raisons qui lui sont propres, la Chine, elle, a joué la carte de la Russie jusqu’à un certain point. Notons que depuis l’invasion de l’Ukraine le soutien de la Chine à la Russie est très modéré. Dans son offensive générale de militarisation de la planète et la tentative de rétablir son contrôle pour préparer les conditions d’une offensive contre la Chine, l’impérialisme américain a saisi la position russe comme un prétexte pour provoquer l’escalade, tendant, d’une certaine manière, un piège à Poutine dans lequel celui-ci est tombé.

10 L’impérialisme américain saisit ici l’occasion de liguer les autres impérialismes derrière lui et de les placer étroitement sous sa direction militaire, cela en dépit des contradictions qui sont bien réelles : il n’y a pas de « super-impérialisme ». Ainsi, l’impérialisme allemand a ses propres raisons de ne pas suivre l’impérialisme américain jusqu’au bout, notamment parce que ce sont les capitalistes allemands qui ont le plus d’intérêts économiques et commerciaux en Russie, et le plus à perdre, à commencer par le gazoduc Nord Stream 2 qui livre l’industrie allemande en gaz russe bon marché, et dont le gouvernement allemand vient de « suspendre » la licence d’opération. Les sanctions prises sur le plan économique contre la Russie rejailliront sur les pays qui prennent les sanctions, mais pas tous dans la même proportion : c’est l’Allemagne qui sera la première touchée par les conséquences des sanctions contre la Russie, et dans une moindre mesure la France et d’autres. Contradiction aussi pour Macron et les institutions de l’Union européenne, parce que plus la crise se développe, plus « l’Europe » apparaît comme une « Europe-OTAN » et non pas comme une « Europe-Union européenne ». Or Macron, dans le jeu politique qui est le sien et la place qu’il voudrait occuper, a intérêt à jouer la carte de l’Union européenne plus que celle de l’OTAN, la carte de la diplomatie plus que celle de la guerre. Mais la politique de l’impérialisme américain s’impose à tous, et contraint les capitalistes allemands, français, etc., à se ranger derrière lui.

11 Ainsi s’exprime le délitement de que l’on appelait la « construction européenne » et ses institutions. Toutes les puissances impérialistes européennes, y compris l’Allemagne et la France, se trouvent toujours plus « à la remorque » des États-Unis. En conséquence, c’est le Premier ministre britannique, Boris Johnson, qui s’est fait le plus entendre dans les circonstances actuelles, car n’étant pas lié à la préservation du carcan de l’Union européenne il apparaît comme le représentant quasi officiel et direct des intérêts américains sur le continent européen.

12 À l’heure où cette déclaration est écrite, les combats font rage aux abords de Kiev. Il pourrait sembler qu’après des mois de tractations, d’escalade et de provocations de part et d’autre, c’est le régime de Poutine qui est en position de force. Mais n’est-ce pas l’apparence des choses ? Comme nous l’avons écrit, citant un militant antiguerre des États-Unis il y a plusieurs semaines : et si, finalement, c’était Biden qui avait intérêt à ce que la Russie envahisse l’Ukraine, par exemple pour justifier une augmentation constante du budget militaire américain, l’expansion de son dispositif militaire, la remise en cause des accords commerciaux de ses concurrents impérialistes en Europe, etc. N’est-ce pas cela qui est en train de se passer ? Reproduisant un schéma qui a déjà été le sien en de nombreuses circonstances, l’impérialisme américain (et derrière lui tous les autres impérialismes) a poussé à l’éclatement de la guerre et il entend bien que cette guerre puisse permettre d’épuiser les belligérants, et en particulier la Russie, soumise, en outre, aux sanctions économiques. L’impérialisme américain a, comme il l’a fait à de nombreuses reprises dans le passé, pour projet de retirer les marrons du feu en s’impliquant le moins possible dans le conflit lui-même, et tant pis pour les peuples d’Ukraine et de Russie qui en paieront les conséquences au prix lourd, c’est la logique de l’impérialisme. Comme le note un universitaire français : « Le conflit entre l’Ukraine et la Russie renforce la position des Américains et de l’OTAN face à la Chine » (25 février).

13 Un aspect majeur de la situation actuelle dont l’impérialisme a bien l’intention de tirer profit, c’est l’union sacrée que chaque gouvernement appelle à sceller autour de lui.
C’est le soutien apporté à la politique de Biden par les principaux dirigeants du mouvement syndical aux États-Unis. C’est la déclaration de Starmer, leader du Labour Party britannique, se rangeant au garde-à-vous derrière Johnson parce que « Poutine veut voir de la division entre nos alliés, entre nos membres de l’OTAN et entre les partis politiques ici au Royaume-Uni. Et nous n’allons pas être divisés. » C’est la politique de Scholz et des dirigeants du SPD dans le gouvernement de coalition avec la bourgeoisie en Allemagne. Ce sont, en France, les députés du Parti socialiste, du Parti communiste et de La France insoumise, participant le 25 février à la standing ovation au Parlement, pour saluer le discours « va-t-en-guerre » de Macron. Discours que commente ainsi Jean-Luc Mélenchon : « Le président n’a rien dit de particulier. On peut le comprendre. Il demande l’unité du pays. S’il est sincère il doit s’en donner les moyens » (24 février)*. Le même jour, Mélenchon, qui s’est prononcé pour « soutenir les sanctions » contre la Russie (francetvinfo.fr, 25 février) affirme : « Pour l’Union européenne, le temps de la protection mutuelle est venu » (communiqué, 24 février). Sous d’autres formes, c’est l’appui à l’intervention militaire en Ukraine apporté par Ziouganov, du Parti « communiste » de la Fédération de Russie, un mois et demi après avoir soutenu l’intervention militaire contre la révolte ouvrière au Kazakhstan.

14 Dans chaque pays, cette union sacrée vise à permettre une offensive brutale et immédiate contre la classe ouvrière, contre le mouvement ouvrier, au nom de « tous contre la Russie ». Déjà, on annonce qu’à la hausse vertigineuse des prix de ces derniers mois vont s’ajouter inévitablement un envol des prix du gaz et du pétrole, et des prix du blé, donc du pain, des pâtes, etc. L’offensive contre le pouvoir d’achat des masses dans le monde entier, déjà extrêmement brutale depuis des mois, va trouver là un argument apparemment « incontournable » pour s’aggraver.

15 Le CORQI condamne les responsables des souffrances imposées au peuple ukrainien:
l’agression militaire russe et la guerre. Il condamne les responsables des souffrances qui seront imposées au peuple russe par l’effet des sanctions économiques, sans parler de l’aggravation de la répression contre les travailleurs et le peuple de Russie que le régime ne manquera pas de déchaîner. Comme il vient de le faire en arrêtant par milliers les participants aux manifestations contre la guerre. Pour le CORQI, si la réponse guerrière de Poutine résulte de la provocation de l’impérialisme, elle n’en est pas moins intégralement réactionnaire. Quels que soient les circonstances et le contexte d’ensemble, l’agression militaire russe contre l’Ukraine s’inscrit dans la continuité de l’oppression séculaire chauvine « grandrusse » contre le peuple ukrainien. Celle de l’empire tsariste, « prison des peuples », celle du stalinisme ressuscitant l’oppression nationale, notamment contre le peuple ukrainien. C’est la nature contre-révolutionnaire de l’oligarchie russe qui s’exprime à nouveau, comme elle s’est exprimée il y a un mois et demi dans l’écrasement dans le sang la révolte ouvrière du Kazakhstan.

16 Notons que dans son discours du 22 février justifiant l’intervention, Poutine a dénoncé l’existence de l’Ukraine comme une conséquence de la révolution d’Octobre 1917. Elle devrait être rebaptisée « l’Ukraine Vladimir Ilitch Lénine », a-t-il ironisé, appelant à la «décommunisation» de l’Ukraine sous la botte de son armée. Hommage involontaire à la révolution ouvrière en Russie rendu par cet ancien agent de la police politique du stalinisme reconverti aux privatisations mafieuses. Car c’est bien la révolution d’Octobre 1917 qui a libéré les nationalités opprimées de l’ancien empire tsariste et ouvert la voie à une Ukraine indépendante. Par ce rappel, Poutine dit aux puissances capitalistes occidentales : « Nous sommes dans le même camp, celui de l’oppression des peuples et des anti-communistes, ne vous trompez pas d’adversaire. »

17 Combattant pour la reconstitution de la IVè Internationale, le CORQI revendique la politique de Lénine sur la question nationale: « Nous nous en tenons fermement à ce qui est incontestable : le droit de l’Ukraine à constituer un tel État. Nous respectons ce droit. Nous ne soutenons pas les privilèges du Grand-Russe par rapport aux Ukrainiens ; nous éduquons les masses dans l’esprit de la reconnaissance de ce droit, dans l’esprit de la répudiation des privilèges d’État de quelque nation que ce soit » (Du droit des nations à disposer d’elles mêmes, 1914). Le CORQI est aux côtés des travailleurs et du peuple ukrainien agressés, aux côtés des milliers de travailleurs et de jeunes en Russie qui, dès le 24 février, sont sortis dans les rues au cri de « Non à la guerre ! », aux côtés des organisations de travailleurs qui, en Russie et en Ukraine, ont courageusement condamné l’intervention russe. C’est pourquoi la IVè Internationale avance les mots d’ordre de «Retrait des troupes russes d’Ukraine !» et de «Respect de la souveraineté de l’Ukraine», car cette souveraineté ne se réalisera ni sous la botte de l’armée russe ni sous l’actuel gouvernement ultra-réactionnaire et vendu à l’impérialisme.

18 Condamnant l’intervention russe, la IVè Internationale ne peut participer à quelque forme d’« union sacrée » que ce soit. Tous ceux qui dénoncent l’intervention russe mais se taisent sur la responsabilité criminelle de l’impérialisme, de l’OTAN et de leur propre gouvernement capitaliste sont dans l’union sacrée. Les organisations du CORQI affirment: «Ni Poutine, ni Biden, ni Macron, Scholz, Johnson, etc.», et relient l’exigence de «retrait des troupes russes d’Ukraine» à l’exigence de «pas un soldat de notre pays pour l’OTAN à l’est de l’Europe», «démantèlement de l’OTAN!», «non aux sanctions contre la Russie!», en France, par exemple, au mot d’ordre «troupes françaises, hors d’Afrique !». Le combat contre toute forme d’union sacrée exige dans chaque pays d’aider les travailleurs à réaliser leur propre lutte de classe, de combattre pour la préservation de l’indépendance des organisations ouvrières. C’est combattre pour l’unité des travailleurs et de leurs organisations contre leur propre gouvernement impérialiste. Telle est la seule position ouvrière internationaliste conforme aux intérêts des travailleurs du monde entier. C’est sur ces mots d’ordre que les organisations du CORQI seront partie prenante des mobilisations ouvrières contre la guerre. C’est sur cette orientation qu’elles préparent la conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière (Paris, 29-30 octobre 2022).

* Notons que le centre révisionniste qui a provoqué la scission de la IVè Internationale en 2015 et dont les partisans en France sont intégrés à l’Union populaire de Mélenchon, dont ils appliquent la politique, ont osé, le 26 février, publier une déclaration frauduleusement signée d’un «secrétariat international de la IVè Internationale» dans laquelle ils prennent position contre l’union nationale de manière générale, sans évoquer (et encore moins dénoncer) le positionnement des députés de l’Union populaire dans l’union nationale !

Non à la guerre américaine en Ukraine ! Dehors l’OTAN ! Une déclaration du Comité d’organisation pour la reconstitution de la IVè Internationale (CORQI)

L’année 2022 commence sous le signe d’une marche à la guerre au cœur de l’Europe.
De part et d’autre de la frontière entre la Russie et l’Ukraine, de gigantesques moyens militaires sont accumulés, qui peuvent, demain, entraîner une confrontation entre les États-Unis et la Russie, deux grandes puissances dotées de l’arme atomique.

Le responsable principal de cette escalade militaire inédite sur le continent depuis 1945, c’est l’impérialisme, et singulièrement l’impérialisme américain.

C’est l’administration Biden qui, dans la continuité de toutes les précédentes, pousse à l’élargissement à l’est de son alliance militaire, l’OTAN, et a donné son feu vert à une possible adhésion de l’Ukraine.

C’est l’administration Biden qui, dans la continuité de toutes les précédentes, a fait voter un budget militaire d’un montant jamais atteint de 768,2 milliards de dollars, dans un consensus complet entre démocrates et républicains. Ce sont les administrations américaines successives qui ont livré au gouvernement ukrainien 2,7 milliards de dollars d’aide militaire depuis 2014.

C’est l’administration Biden qui agite la menace d’une « invasion russe » de l’Ukraine pour justifier l’accumulation de troupes et de matériel militaire en Ukraine et dans les pays de l’est de l’Europe. Beaucoup de travailleurs se souviennent du mensonge de l’administration Bush sur les prétendues « armes de destruction massive » pour justifier son invasion de l’Irak.

C’est l’administration Biden qui, comme toutes les précédentes, prétend faire prévaloir par tous les moyens la domination de l’impérialisme américain et de Wall Street sur tous les continents, aujourd’hui contre la Russie, demain contre la Chine.

Dénoncer la responsabilité de l’impérialisme américain dans cette marche à la guerre ne signifie en aucun cas apporter un quelconque soutien politique au régime de Poutine. Régime issu de la décomposition de la bureaucratie après la chute de l’Union soviétique, constituant une couche mafieuse d’oligarques enrichis par le pillage de la propriété d’État, il s’est inséré dans le marché mondial capitaliste, tout en y défendant ses propres intérêts.

Les travailleurs du monde entier noteront l’hypocrisie des gouvernements des États-Unis et de l’Union européenne qui agitent aujourd’hui la menace d’une « invasion russe en Ukraine ». Les mêmes gouvernements n’ont rien trouvé à redire, bien au contraire, lorsque le régime de Poutine a envoyé ses troupes, début janvier, écraser la révolte ouvrière au Kazakhstan, protégeant ainsi les intérêts des grandes multinationales américaines et européennes.

La politique de Biden, dans la continuité de celle de Trump, a réduit l’Union européenne et ses principaux membres au seul rôle qu’elle leur reconnaît : celui de supplétifs de Washington. Johnson comme Macron se sont immédiatement inclinés. Mais la marche à la guerre de Biden a fait s’exprimer des réticences dans la bourgeoisie allemande. Et cela parce que l’impérialisme allemand est celui qui a le plus d’intérêts économiques et commerciaux en Russie, et donc le plus à perdre dans une confrontation avec elle.

La classe ouvrière et les peuples du monde entier n’ont aucun intérêt à cette guerre. Comme l’affirme l’appel à la conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière (Paris, octobre 2022), lancé par 601 militants ouvriers de 57 pays : « Toutes les interventions militaires de l’impérialisme, menées au nom de la “démocratie”, se sont traduites par un chaos sanglant, la dislocation de nations entières. Les peuples du monde veulent la paix. » L’expérience tragique des peuples d’Afghanistan, d’Haïti, d’Irak, de Libye, de Syrie et des nombreux pays d’Afrique subsaharienne, qui ont été victimes d’ingérence et d’interventions impérialistes, est là pour le rappeler.

En particulier, les aspirations légitimes du peuple ukrainien à la souveraineté ne seront pas plus satisfaites sous la botte de l’OTAN qu’elles ne l’ont été sous le joug du stalinisme.

Les travailleurs d’Ukraine, de Russie et des pays de l’Est de l’Europe n’ont aucun intérêt à cette guerre.

Pas plus que les dizaines de milliers de réfugiés parqués aux frontières orientales de l’Union européenne, dont une guerre dans la région aggraverait encore plus le sort.

Pas plus que les travailleurs des États-Unis, du Canada et ceux de France, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, d’Espagne ou d’Italie qui savent qu’une telle guerre serait un nouveau prétexte pour tenter d’imposer de nouvelles mesures contre la classe ouvrière et pour tenter d’imposer « l’union sacrée » avec les gouvernements qui viennent de déverser des milliers de milliards de dollars et d’euros dans les poches des capitalistes.

Aux États-Unis, en particulier, les organisations ouvrières ne peuvent d’aucune manière soutenir la politique militariste de Biden, ce qui pose une nouvelle fois l’urgence de la rupture du mouvement syndical avec le Parti démocrate, l’un des deux partis jumeaux de la bourgeoisie.

Dans chaque pays d’Europe, les organisations qui se réclament des travailleurs doivent refuser toute union sacrée, tout soutien à leurs gouvernements engagés dans cette marche à la guerre.

Le Comité d’organisation pour la reconstitution de la IVe Internationale (CORQI) se prononce
– Contre la guerre de Biden-Macron-Johnson !
– Pour le retrait immédiat de toutes les troupes de l’OTAN d’Ukraine et des pays de l’est de l’Europe !
– Pour le retrait de l’OTAN des pays qui en sont membres et pour sa dissolution !
– Pour la confiscation immédiate des budgets militaires et leur affectation aux hôpitaux, aux écoles, à l’emploi !
– Pour l’indépendance des organisations ouvrières vis-à-vis des gouvernements fauteurs de guerre !
– Aucun soutien aux gouvernements fauteurs de guerre !

Le CORQI appelle à redoubler d’efforts pour le succès de la conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière (Paris, octobre 2022).

Le 27 janvier 2022

Enseignement – Pilotes partout, justice nulle part ! Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Article paru dans le Bulletin Unité N°63 de janvier 2022.

Depuis la rentrée scolaire 2017, à doses homéopathiques, décrets par décrets, la réforme de l’enseignement dénommée « Pacte » pour un enseignement « d’excellence » s’impose. Les plans de pilotage à élaborer et contractualiser dans les écoles constituent une des mesures-phares dudit « Pacte ».

Concrètement, de quoi s’agit-il ? Afin de contribuer aux objectifs d’améliorations du système scolaire dans son ensemble, les « équipes » éducatives de chaque école doivent établir un diagnostic de leur établissement, en identifiant les forces et les faiblesses (en tenant compte d’indicateurs tels que la réussite scolaire, l’accrochage, l’implication des membres du personnel, le climat au sein de l’établissement, etc.).

Il s’agit ensuite de se fixer des objectifs (chiffrés, confidentiels pour certains) à atteindre en mettant en place un plan d’actions, ce dernier prenant la forme d’un contrat signé entre l’école et le pouvoir régulateur. À terme, des sanctions envers les établissements et envers les travailleurs sont prévues si une école ne parvient pas à atteindre « ses » objectifs.

Je suis enseignante et déléguée syndicale dans une école secondaire d’un quartier populaire du nord-ouest de Bruxelles. Dans notre école, nous ne sommes pas passés par cette phase « plan de pilotage » classique, nous avons atterri directement, à l’instar d’une vingtaine d’écoles sélectionnées chaque année depuis 2017 par le Gouvernement, à la case EDA ou « école en dispositif d’ajustement ».

Dans ce dispositif spécifique conçu pour les écoles qui, au regard des indicateurs, sont « en écart de performances », l’école n’établit pas son diagnostic et ne fixe pas ses objectifs, c’est le Service général de l’Inspection qui, par un audit, le dresse et ce sont les DCO (délégués au contrat d’objectifs) qui les fixent.

Durant plus d’un an, une mission d’audit a donc eu lieu dans notre école, des documents ont été collectés, des données récoltées lors d’entretiens avec des membres du personnel. Ces auditions ont d’ailleurs été maintenues alors que nous étions frappés par une crise sanitaire sans précédent impactant considérablement nos conditions de travail et d’apprentissage.

Au terme de cet audit, un « diagnostic de la gestion des atouts et des risques liés au fonctionnement de notre école » a été établi et nos objectifs d’ajustement nous ont été communiqués par les DCO. Il nous a alors fallu entamer le long et laborieux travail d’élaboration d’un projet de dispositif d’ajustement – composé d’actions prioritaires – afin de rencontrer les objectifs qui nous avaient été fixés. Des membres du personnel ont dès lors dû se porter volontaires pour « piloter les actions ».

Cette étape s’est déroulée sous la garde rapprochée des DCO qui n’ont eu de cesse, durant des mois, de nous sommer d’adapter notre « projet » (lire « revoir notre copie ») en émettant des « recommandations » (lire « injonctions »). Mouture après mouture, ce lourd travail a fini d’épuiser des travailleurs et des travailleuses déjà sur les rotules, a poussé plusieurs pilotes à démissionner de cette charge et nous a conduits à organiser deux arrêts de travail et à rédiger deux motions en front commun syndical.

Entre autres choses, nous y déplorions la pression infernale et les délais intenables auxquels nous étions soumis, l’inflation des tâches administratives, ainsi que la dictature des chiffres, de l’évaluation permanente, de la performance, et la mise en concurrence des écoles, sans réflexion aucune ni décisions politiques structurelles quant aux causes systémiques à l’origine des inégalités et expliquant les disparités entre les écoles.

Nous y exigions notamment une décharge administrative, du temps pour réfléchir à nos pratiques, à nos besoins de formation et des moyens humains et financiers à hauteur des besoins sur le terrain, pour lutter efficacement contre le décrochage et l’échec scolaire et pour améliorer nos conditions de travail et les conditions d’apprentissage des élèves.

Nous y marquions aussi notre désaccord avec les méthodes managériales imposées dans un secteur public (au même titre que dans les secteurs de la santé, de la justice, des transports, etc.) et pointions du doigt à cet égard la terminologie éclairante quant à l’idéologie qui sous-tend ces plans de pilotage (élèves bénéficiaires, travailleurs partenaires ou collaborateurs, manager de crise intervenant dans les établissements, …).

À ce stade, le « protocole de collaboration » n’a pas été avalisé par les sections syndicales locales, représentantes de la majorité des travailleurs et travailleuses, estimant que « ce plan n’est plus le nôtre ». Pour autant, nous comprenons bien que ce dernier devra être mis en œuvre ces 3 prochaines années, faute de quoi l’école et les membres du personnel eux-mêmes s’exposeraient à des sanctions (1) .

L’expérience que nous sommes en train de vivre dans notre établissement et relatée ici est édifiante puisqu’elle est sans doute un avant-goût de ce qui attend de nombreuses futures écoles identifiées comme « en écart de performance ».

Ne perdons pas de vue que le puissant cabinet américain de conseil en stratégie McKinsey a dicté la majeure partie du Pacte. Ne perdons pas de vue qu’une telle réforme n’est rien de moins qu’une réforme budgétaire dans un contexte d’austérité chronique imposée aux services publics.
On nous demande de piloter et de sauver un avion qui se crashe car non-entretenu, désinvesti, délabré de 30 ans de politiques néo-libérales violentes, d’économies drastiques et de casse des services publics avec des conséquences dramatiques sur les élèves, les patients, les justiciables, etc. – en particulier les publics les plus précarisés – et sur les travailleurs et travailleuses de ces services.

Non, l’École n’a pas à être rentable, les élèves ne sont pas des marchandises, des données à encoder dans des tableaux, les travailleurs ne sont pas des collaborateurs. Non, notre travail n’a pas à être un sacerdoce, au prix de tous les sacrifices. Qu’on nous donne les moyens humains et financiers d’accompagner les élèves dans leurs apprentissages et de faire de l’École un lieu de rencontres et d’émancipation.

Comme en France (2), il est grand temps de battre le pavé ! À cet égard, la journée de grève et de manifestation organisée en front commun le 10 février prochain est une étape nécessaire pour nous faire entendre et créer un rapport de force favorable. Au-delà de cette journée, il nous faudra, sans relâche, continuer à dénoncer le prétendu « Pacte pour un enseignement d’excellence » et, aux côtés des élèves et des parents, nous organiser pour exiger le retrait des plans de pilotage et de toutes réformes liées au « Pacte », ainsi qu’un refinancement massif de l’enseignement et de tous les services publics !

Correspondance

  1. Le prochain décret « Évaluation des personnels de l’enseignement » finira d’entériner ces dispositifs puisque les travailleurs et travailleuses y seront notamment évalués sur leur participation active à la mise en œuvre effective des plans de pilotage ou d’ajustement. Ils auront ainsi des objectifs individuels spécifiques à atteindre et seront suivis de près par les directions par des « entretiens de fonctionnement » réguliers. Au bout de cette procédure, si un membre du personnel ne satisfait toujours pas aux injonctions qui lui sont faites, il pourra être renvoyé ; c’est la mise à mort du statut du personnel enseignant. Par ailleurs, les écoles pourraient se voir mises sous tutelles jusqu’à être privées de subsides.
  2. Le 13 janvier dernier, les personnels de l’éducation nationale étaient nombreux à faire grève (75% dans le primaire et 62% dans le secondaire) et à prendre la rue, dénonçant la gestion calamiteuse de la crise sanitaire dans les écoles, exigeant l’engagement de personnel et le matériel de protection pour les travailleurs et les élèves. Plus structurellement, ils revendiquent une revalorisation salariale, des investissements pour recruter massivement du personnel et réduire les effectifs en classe et un arrêt immédiat de toutes les politiques d’austérité imposées par le gouvernement et le patronat dans les services publics. De nouvelles journées d’actions sont prévues les 20 et 27 janvier.

Les syndicats de l’enseignement appellent à la grève le 10 février

Le front commun syndical appelle à la grève le 10 février pour une revalorisation de l’Enseignement et de ses personnels. A ce stade, la grève n’est pas dirigée contre le Pacte d’excellence, contre les plans de pilotage, contre le projet de décret relatif à l’évaluation des enseignants. Ces revendications sont pourtant essentielles pour les enseignants et aussi… les parents.

Un récent article paru dans L’Ecole démocratique (décembre 2021) démontre le lien entre le Pacte d’excellence et la gestion sur les critères de l’entreprise privée.
« Depuis 2018, une nouvelle obligation est apparue dans les écoles : celles-ci sont désormais tenues de mettre en place des « plans de pilotage », sortes de projets d’établissements, assortis de contrats – établis sous la contrainte, bien évidemment – par lesquels elles doivent s’engager à atteindre une batterie d’objectifs pédagogiques quantifiables (augmentations des taux de réussite, remédiations visant à lutter contre l’échec scolaire, etc.) : ce sont les fameux « contrats d’objectifs ».

Dans le pire des cas, c’est-à-dire « pour les établissements qui montreraient une mauvaise volonté manifeste à atteindre leurs objectifs, des sanctions sont prévues, pouvant aller jusqu’à des réductions, voire de suppression, des moyens de fonctionnement et d’encadrement »


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« Le Gouvernement danse comme la FEB siffle ! » _ “De overheid danst op de melodie die de VBO zingt!”

Edito du Bulletin Unité N°63 – Janvier 2022.

« Le Gouvernement danse comme la FEB siffle ! ». C’est ce que la FGTB écrit ce 5 janvier à propos des mesures prises par le gouvernement au sujet des règles de quarantaine. Comme c’est l’intérêt des entreprises qui prévaut aux yeux du gouvernement, les règles ont été assouplies : les travailleurs doivent se rendre davantage au travail, même en cas de contact. « Il aura suffi d’une « simple demande » du patronat pour aboutir à cette modification du protocole sanitaire », indique la FGTB. Or, dans ce gouvernement qui répond, le doigt sur la couture du pantalon, aux demandes du patronat, il y a des ministres socialistes.

Si le gouvernement De Croo obéit au patronat dans la gestion de la crise sanitaire, que va-t-il décider sur la question des salaires ? La Fédération des entreprises belges (FEB) appelle le gouvernement à bloquer l’indexation automatique. Le premier ministre De Croo « exclut qu’il y ait un saut d’index à brève échéance ». Il « n’exclut en revanche pas une discussion à terme sur une réforme de l’indexation des salaires si une majorité y est favorable ». Autrement dit, il est trop tôt pour décider.

Quelles sont les données pour l’instant ? Les patrons (du nord comme du sud du pays) s’opposent à ce que nos salaires suivent l’inflation. Or, celle-ci atteint un niveau inégalé depuis des décennies : +5,71% sur un an (prix à la consommation). L’indice santé (sans les carburants) augmente lui de 5,21%. Les salaires sont calculés sur base d’un indice santé lissé qui augmente encore plus lentement que l’inflation réelle. Selon le Bureau du Plan, l’indexation des salaires serait ainsi de 5,5% au total en 2021-2022 au lieu des 2,85% qui avaient été prévus il y a quelque temps. Cela est insupportable pour les employeurs. De son côté, le gouvernement espère que l’inflation va reculer dès le mois de mars.

Paul Magnette, président du PS, vient de déclarer : « Dix fois la FEB le demandera, dix fois le PS refusera. (…) Avec le PS au gouvernement, il n’y aura pas de saut d’index ». La vérité est que si l’inflation se maintient au niveau actuel tout au long de l’année, l’exigence patronale sera telle que l’« équilibre social » devra rompre. A ce moment, si le PS maintient son refus du saut d’index, il sera expulsé du gouvernement.

Pour l’instant, on n’en est pas là. Les libéraux comptent sur le « profond sens du devoir » des dirigeants socialistes qui ont montré leur adhésion aux règles et obligations dictées par le bon fonctionnement de l’économie de marché (et de sa loi du profit privé). Ainsi, les ministres socialistes ont accepté de maintenir et aggraver les mesures prises par le précédent gouvernement Michel, dont la pension à 67 ans.

A l’inverse, les travailleurs, les allocataires sociaux, les jeunes aspirent à une autre politique que la politique de cette coalition socialistes-libéraux. En particulier, ils aspirent à une hausse généralisée des salaires et des pensions. La participation du PS et de Vooruit au gouvernement fait obstacle à la satisfaction des revendications. Pour paraphraser P. Magnette, tant que le PS est au gouvernement avec les libéraux, il n’y aura pas de hausse générale des salaires.

A ce stade, le gouvernement donne les signes d’une grande hésitation devant la crainte de voir les travailleurs se mobiliser massivement pour défendre l’index, avec le risque d’ouvrir une situation sociale incontrôlable.

Mais si la question du saut d’index revenait sur la table, et si, sous la pression des travailleurs et de leurs organisations, le PS et Vooruit étaient obligés de maintenir leur refus, les conduisant contre leur gré à en faire un point de rupture, ce ne serait là qu’une entrée en matière. Se poserait alors la nécessité pour les travailleurs d’imposer par leur mobilisation un gouvernement à leur service, et donc un gouvernement d’unité PS-Vooruit-PTB, s’appuyant sur les syndicats dont la FGTB, et engagé à prendre toutes les mesures nécessaires à la défense intégrale des salaires et des conditions de vie des travailleurs. Il n’en reste pas moins qu’une force organisée est indispensable pour aider à avancer dans cette voie. Le Bulletin Unité entend contribuer à jeter les bases d’une telle force.

La rédaction ▄

Sommaire :

  • Chronique du combat des travailleurs
  • Les dangers de la 7ème réforme de l’Etat
  • Baromètre socio-économique 2021 de la FGTB
  • Procès intenté par les travailleurs Deliveroo : que fait le PS ?
  • Hausse du prix des énergies
  • Quelle est la politique du gouvernement à la SNCB ?
  • Les syndicats de l’enseignement appellent à la grève le 10 février
  • Enseignement: Pilotes partout, justice nulle part ! Y a-t-il un pilote dans l’avion ?
  • APPEL – Pour l’Internationale ouvrière, contre la guerre, l’exploitation et le travail précaire
  • Palestine – « Quand une forêt a plus de droits qu’un village bédouin* »
  • Azanie / Afrique du Sud – Rencontre avec les mineurs de Marikana
  • Ukraine – Négociations au sommet entre Biden et Poutine
  • Les ouvriers du Kazakhstan se sont soulevés contre le régime corrompu

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“De overheid danst op de melodie
die de VBO zingt!”

“De overheid danst op de melodie die de VBO zingt!” Dit is wat de FGTB op 5 januari schreef over de acties van de regering op het gebied van quarantaineregels. Omdat de overheid het in het belang van bedrijven acht, zijn de regels versoepeld: werknemers moeten vaker gaan werken, zelfs als ze contactpersoon zijn. “Een « eenvoudig verzoek » van de werkgevers was voldoende om de gezondheidsprotocollen te wijzigen,” zegt de FGTB. Echter zijn er, in deze regering die telkens netjes de eisen van de werkgevers volgt, socialistische ministers.

Als de regering-De Croo de werkgevers gehoorzaamt in het beheer van de gezondheidscrisis, wat zullen zij dan beslissen als het over de lonen zal gaan? Het Verbond van Belgische Ondernemingen (VBO) roept de overheid op om automatische indexering te blokkeren. Premier De Croo “sluit een korte termijn index sprong uit”. Aan de andere kant sluit hij niet uit om “op een lange termijn te discussiëren over een hervorming van de loonindexatie als een meerderheid ervoor is”. Met andere woorden, het is te vroeg om te beslissen.

Hoe zit het met de data op dit ogenblik? De bazen (uit het noorden en zuiden van het land) zijn tegen het optrekken van onze lonen in functie van de inflatie. Het bereikte echter al tientallen jaren een ongekend niveau: +5.71% over een jaar (consumentenprijzen). De gezondheidsindex (exclusief brandstoffen) steeg met 5.21%. De lonen worden berekend op basis van een soepele gezondheidsindex die nog langzamer stijgt dan de reële inflatie. Volgens het Federaal Planbureau zou de indexering van de salarissen in 2021-2022 dus in totaal 5.5% bedragen in plaats van de 2.85% die enige tijd geleden waren gepland. Dit is ondraaglijk voor werkgevers. Op zijn beurt hoopt de regering dat de inflatie al vanaf maart zal dalen.

Paul Magnette, president van de PS, heeft zojuist verklaard: “Tien keer zal de VBO erom vragen, tien keer zal de PS weigeren. (…) Met de PS in de regering zal er geen indexsprong zijn.” De waarheid is dat als de inflatie het hele jaar door op het huidige niveau blijft, zullen de vereisten van de werkgevers zodanig hoog zijn dat het “sociale evenwicht” zal moeten breken. Als de PS zijn weigering van de indexsprong blijft handhaven, zullen ze uit de overheid worden gezet.
Momenteel zijn we er nog niet. Liberalen vertrouwen op het “diepe gevoel van plicht” van de socialistische leiders die hun trouw hebben getoond aan de regels en verplichtingen die gedicteerd zijn door het soepel functioneren van de markteconomie (en de wet van de particuliere winst). Zo hebben de socialistische ministers besloten om de maatregelen, zoals de pensioenleeftijd op 67 jaar, van de vorige regering-Michel te blijven handhaven en te verergeren.

De arbeiders, de sociale ontvangers en de jongeren streven daarentegen naar een ander beleid dan het beleid van deze socialistisch-liberale coalitie. Zij streven vooral naar een algemene stijging van de lonen en pensioenen. De deelname van de PS en Vooruit aan de regering vormt een obstakel voor de voldoening van de eisen. Om P. Magnette te parafraseren: Zolang de PS bij de liberalen in de regering zit, zullen er geen algemene loonstijgingen zijn.
In dit stadium toont de regering tekens van grote aarzeling tegenover de angst dat werknemers zich massaal mobiliseren om de index te verdedigen, met het risico een onbeheersbare sociale situatie te openen.

Maar als de kwestie van de indexsprong weer op tafel zou komen, en als de PS en Vooruit, onder druk van de arbeiders en hun organisaties, gedwongen zouden zijn hun weigering te handhaven, zouden ze er tegen hun wil een breekpunt van maken. Dit zou slechts een eerste stap zijn. Het zou dan noodzakelijk zijn dat werknemers, via hun mobilisatie, een regering in dienst stellen, en dus een regering van eenheid PS-Vooruit-PTB vormen, die vertrouwt op de vakbonden, waaronder de FGTB, en zich ertoe verbinden alle noodzakelijke maatregelen te nemen om de lonen en levensomstandigheden van werknemers volledig te verdedigen. Het blijft echter een feit dat een georganiseerde troepenmacht essentieel is om in deze richting verder te gaan. Het Eenheidscomité staat erop om bij te dragen aan het leggen van de basis voor zo’n kracht.

De redactie ▄

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