Gouvernement en crise : quelles perspectives pour les travailleurs ? _ Overheid in crisis: Welke vooruitzichten voor werknemers?

Edito du Bulletin Unité N°66 – 31 Mai 2022.

Le gouvernement fédéral est en crise. L’hypothèse d’élections anticipées est discutée. « Le tonnerre gronde sur la Vivaldi » titre La Dernière Heure (19/5). La liste des incidents entre les partenaires de la coalition devient très longue. A la source de cette crise, il y a incontestablement la résistance des travailleurs à la politique de ce gouvernement.

La panique règne dans les hautes sphères (« un affolement face à la crise du pouvoir d’achat », selon La DH). Les dirigeants du PS sont entrés dans une phase de sauve-qui-peut. Paul Magnette a présenté un programme de 13 mesures pour « améliorer » le pouvoir d’achat des Belges. En fait, il s’agit d’un programme électoral. Personne ne croit que le gouvernement adoptera lui-même ces mesures. P. Magnette a admis qu’il s’agit de propositions qui devraient être discutées « avant l’été ».

Mais beaucoup d’observateurs de la vie politique estiment que la Vivaldi n’est plus en mesure de faire des « réformes » – entendez : de mener de nouvelles attaques contre les travailleurs. « On a parfois l’impression d’être dans un gouvernement en affaires courantes », écrit La DH.

Toujours est-il que les autres partis s’interrogent sur la capacité du PS à continuer à jouer sur les deux tableaux : d’un côté, décider des mesures antisociales violentes comme, par exemple, les sanctions financières contre les malades de longue durée ou la fin de la journée des 8 heures, et, d’un autre côté, avancer des propositions sociales qui ne seront jamais appliquées par le gouvernement. Ce jeu de dupes que nous mettons en avant depuis la constitution de cette coalition a ses limites.

Il est certain qu’une bonne partie du patronat souhaiterait que la Vivaldi aille jusqu’au bout, notamment pour aboutir dans le dossier de la « réforme » des pensions (une attaque d’envergure se prépare contre les pensions des services publics, dont le statut des cheminots) ou de la concrétisation du « job deal » auxquelles les organisations syndicales ont refusé de s’associer. Mais si le gouvernement s’avère incapable de réaliser un tel programme antisocial, il faudra bien que les partis qui le composent passent à autre chose.

Et cette chose dont il commence à être question, c’est une coalition entre socialistes et nationalistes flamands pour organiser une nouvelle phase mortelle d’éclatement du caractère national des conquêtes sociales des travailleurs. La Libre (13/5) analyse la réforme de l’État en préparation : « Les partis francophones se préparent déjà, sans attendre le résultat du scrutin, en vue de négociations difficiles avec les nationalistes de la N-VA qui pourraient être incontournables en 2024. Au PS, le travail a commencé depuis de nombreux mois et le jour J, le parti présidé par Paul Magnette devrait disposer de propositions diverses et variées… » « Le président du PS, Paul Magnette, défend la formule d’une Belgique à quatre Régions. Mais d’autres au sein de son parti sont plus réservés. (…) C’est surtout la perspective d’un nouveau transfert de compétences sous-financé qui effraie. Que ce soit dans le cadre d’une transformation institutionnelle majeure comme la naissance d’une Belgique à quatre Régions ou dans celui d’une réforme de l’État plus classique. »

Face aux perspectives politiques qui sont totalement à l’opposé des intérêts des travailleurs et de leurs revendications (à savoir le maintien de la coalition avec les libéraux ou une nouvelle régionalisation), il devient urgent de définir une perspective d’offensive en faveur de la classe ouvrière et de la jeunesse.

Quels seraient les contours de cette perspective ? D’abord, il s’agit de réaffirmer la nécessité de l’unité des travailleurs et de leurs organisations syndicales à l’échelle du pays, ainsi que du maintien et du retour à l’unité des droits sociaux.

Ensuite, il s’agit de combattre pour la constitution d’un gouvernement des travailleurs sans représentants des capitalistes, un gouvernement au service des travailleurs. Dans les circonstances actuelles, un tel gouvernement devrait être constitué par les partis socialistes avec le PTB. Cela suppose une mobilisation des travailleurs pour imposer l’unité et la rupture avec la politique actuelle d’« union sacrée », de soumission à l’Union européenne et à l’OTAN. Sans cette politique de rupture, une alliance PS-Vooruit-PTB ne sera jamais en mesure de mobiliser le peuple travailleur et obtenir une majorité appuyée sur les syndicats, la FGTB en premier.

Mais dans le même temps, pour que les travailleurs parviennent à imposer une telle alliance ouvrière de rupture, nous devons nous organiser pour mettre fin sans délai à la coalition Vivaldi. Or, c’est bien là le nœud du problème. La grande manifestation syndicale du 20 juin s’inscrit non pas dans le combat pour faire tomber le gouvernement, mais au contraire pour faire pression sur les partis de droite au sein du gouvernement. Nous organiser et nous rassembler est donc nécessaire pour donner un véritable débouché positif à la colère sociale, ce qui signifie chasser maintenant le gouvernement actuel et créer ainsi les conditions d’un gouvernement d’unité des travailleurs. Le Bulletin Unité – Eenheid Bulletin lance un appel à rejoindre et renforcer le combat dans cette voie. Contactez-nous !

La rédaction ▄

Sommaire :

  • Chronique du combat des travailleurs
  • La manifestation du 20 juin : quelle est l’issue ?
  • Combat social chez Vivaqua – Interview d’un syndicaliste
  • Réforme du statut d’artiste
  • Mobilisation dans l’Enseignement. Et maintenant ?
  • Avant-projet de réforme de l’enseignement qualifiant
  • Crise économique : où en est-on ?
  • Guerre en Ukraine. En Belgique aussi, non à l’union sacrée
  • France – Meeting du Parti Ouvrier Indépendant et Démocratique
  • USA – La véritable politique de Biden, la voilà !
  • Ukraine – Une guerre qui va durer

Je veux recevoir ce numéro

Abonnez-vous ! 10 numéros pour 7 euros.

Versez au compte : BE37 7506 9878 4728 – Titulaire du compte : comité unité – eenheidscomité
Ecrivez vos coordonnées par courrier à Olivier Horman, rue Franche 26, 7020 Mons ou par mail à comiteunite.eenheidscomite@gmail.com

Retrouvez-nous aussi sur la page facebook : https://www.facebook.com/eenheidscomiteunite/

Overheid in crisis: Welke vooruitzichten voor werknemers?

De federale regering verkeert in een crisis. De hypothese van vervroegde verkiezingen wordt besproken. De titel van La Dernière Heure (19/5) luidt: «Donder gromt boven Vivaldi». De lijst van incidenten tussen coalitiepartners wordt steeds langer. Aan de basis van deze crisis ligt ongetwijfeld het verzet van de werknemers tegen het beleid van deze regering.

De paniek heerst in de bovenste echelons (“paniek in het zicht van de koopkrachtcrisis”, aldus La DH). De leiders van de PS zijn in een fase belandt van redden we zich redden kan. Paul Magnette presenteerde een programma van 13 maatregelen om de koopkracht van de Belgen te «verbeteren». In feite is het een verkiezingsprogramma. Niemand gelooft dat de regering dit op zichzelf zal nemen. P. Magnette heeft toegegeven dat dit voorstellen zijn die “vóór de zomer” besproken zouden moeten worden.

Maar veel waarnemers van het politieke leven geloven dat Vivaldi niet langer in staat is om «hervormingen» uit te voeren, wat betekent dat er nieuwe aanvallen op werknemers moeten worden uitgevoerd. “Soms voelt het alsof u in een regering van lopende zaken zit,” schrijft La DH.

Toch vragen de andere partijen zich af of de PS beide partijen kan blijven spelen: Aan de ene kant nemen ze besluiten over hevige antisociale maatregelen, zoals financiële sancties tegen langdurige ziektepatiënten of het einde van de werkdag van 8 uur, en aan de andere kant sociale voorstellen voorleggen die nooit door de overheid zullen worden uitgevoerd. Dit bedrog dat we sinds de vorming van deze coalitie naar voren hebben gebracht, heeft zijn grenzen.

Het is zeker dat een groot deel van de werkgevers zou willen dat Vivaldi de hele weg aflegt, vooral om de kwestie van de «hervorming» van de pensioenen te verwezenlijken (er wordt een grote aanval voorbereid op de pensioenen van de openbare dienst, inclusief de status van spoorwegwerknemers) of de materialisering van de ‘jobdeal’ waaraan de vakbonden geweigerd hebben zich te associëren. Als de regering echter niet in staat is een dergelijk anti-sociaal programma uit te voeren, zullen de partijen die de regering vormen hun weg moeten verder zetten.

En dit ding dat nu aan de orde komt is een coalitie tussen Vlaamse socialisten en nationalisten om een nieuwe dodelijke fase te organiseren van het afbreken van het nationaal karakter van de sociale veroveringen van werknemers. La Libre (13/5) analyseert de hervorming van de staat in voorbereiding: “De Franstalige partijen bereiden zich al voor, zonder op de uitslag van de verkiezingen te wachten, op moeilijke onderhandelingen met de N-VA nationalisten die in 2024 van essentieel belang zouden kunnen zijn. Bij de PS zijn ze al vele maanden aan de slag gegaan en op D-Day zal de partij onder voorzitterschap van Paul Magnette verschillende en gevarieerde voorstellen moeten hebben…” De president van de PS, Paul Magnette, verdedigt de formule van een België met vier regio’s. Maar anderen binnen zijn partij zijn meer terughoudend. (…) Het is vooral het vooruitzicht op een nieuwe overdracht van ondergefinancierde vaardigheden die angstaanjagend is. Of het nu in de context van een grote institutionele transformatie is zoals de geboorte van een België met vier regio’s of in die van een meer traditionele staatshervorming.”

Geconfronteerd met politieke perspectieven die volledig in strijd zijn met de belangen van de werknemers en hun eisen (namelijk het behoud van de coalitie met de liberalen of een nieuwe regionalisering), wordt het dringend om een perspectief van offensief te definiëren ten gunste van de arbeidersklasse en de jeugd.

Wat zijn de contouren van dit perspectief? In de eerste plaats moeten we de noodzaak van de eenheid van werknemers en hun vakbondsorganisaties in het hele land herbevestigen, evenals het behoud en de terugkeer naar de eenheid van sociale rechten.

In de tweede plaats gaat het erom te strijden voor de vorming van een regering van de arbeiders zonder vertegenwoordigers van de kapitalisten, een regering ten dienste van de arbeiders. Onder de huidige omstandigheden zou een dergelijke regering gevormd moeten worden door de socialistische partijen met de PVDA. Dit impliceert een mobilisatie van werknemers om eenheid op te leggen en te breken met het huidige beleid van «heilige unie», van onderwerping aan de Europese Unie en de NAVO. Zonder dit breukbeleid zal een PS-Vooruit-PVDA-alliantie nooit in staat zijn om de werkende mensen te mobiliseren en een meerderheid te verkrijgen die wordt gesteund door de vakbonden, de ABVV als eerste. Maar tegelijkertijd moeten we ervoor zorgen dat de werknemers een dergelijk ontwrichtend bondgenootschap van werknemers kunnen opleggen, zodat ze onmiddellijk een einde kunnen maken aan de Vivaldi-coalitie. Dat is de kern van het probleem. De grote vakbondsdemonstratie van 20 juni maakt geen deel uit van de strijd om de regering naar beneden te halen, maar integendeel om druk uit te oefenen op de rechtse partijen in de regering. We moeten ons organiseren en bijeenkomen om een echte positieve uitweg te geven aan sociale woede, wat nu betekent dat we de huidige regering moeten uitdrijven en zo de voorwaarden moeten scheppen voor een regering van eenheid van werknemers. Le Bulletin Unité – Het Eenheid Bulletin doet een oproep om deel te nemen aan een strijd in deze richting en om deze te versterken. Neem contact met ons op!

De redactie ▄

Neem een abonnement op ons Bulletin! De prijs bedraagt 7 € voor 10 nummers.

Stort het verschuldigde bedrag op rekeningnummer BE37 7506 9878 4728 van het Comité unité – eenheidscomité. Stuur uw gegevens per post naar Olivier Horman, Rue Franche 26 te 7020 Mons of mail ze naar comiteunite.eenheidscomite@gmail.com                                                                                                              
Neem ook eens een kijkje op onze Facebookpagina:        https://www.facebook.com/eenheidscomiteunite/