Les dirigeants syndicaux doivent mobiliser les travailleurs pour faire tomber le gouvernement De Croo ! _ De leiders van de vakbonden moeten arbeiders mobiliseren om de regering-De Croo neer te halen!

Edito du Bulletin Unité N°64 – Mars 2022.

Il y a quelques semaines, le gouvernement de la Vivaldi a décidé de ne rien décider de sérieux pour alléger le coût de la vie face à la hausse phénoménale des énergies et du panier de la ménagère en général. Et voici qu’il décide d’aggraver la flexibilité avec sa « réforme du marché du travail » et de rendre caduques les conventions collectives sur le travail après 20 heures pour satisfaire l’exigence des patrons de diminuer le coût du travail.

Tous les travailleurs sont en droit de se poser la question : pourquoi n’y a-t-il pas d’appel à la mobilisation contre la politique du gouvernement de la Vivaldi de la part des organisations syndicales ? Qu’est-ce qui bloque ?

Dans son communiqué du 16 février, la FGTB critique le gouvernement parce qu’il « provoque la déception ». La CSC, quant à elle, s’est limitée à expliquer que « l’accord sur la réforme du marché du travail soulève de nombreuses questions ! ». Au sujet du coût des énergies, la FGTB s’est bornée à constater « que le Gouvernement accouche d’une souris ». La CSC a indiqué que « la TVA à 6 % et le chèque énergie ne seront pas suffisants pour compenser le report de cinq mois de l’indexation des salaires et des allocations ».

Alors pourquoi les responsables syndicaux n’ont-ils pas décidé d’une mobilisation à la hauteur des enjeux ? La réponse à cette question n’a-t-elle pas un rapport avec la question de l’indépendance syndicale vis-à-vis du gouvernement et des partis socialistes en particulier ?

Le premier ministre De Croo a déclaré (Le Soir) : « Pouvoir introduire le travail de soirée avec l’accord d’un seul syndicat est un grand pas en avant. Et plus important encore, les entreprises pourront mener des projets pilotes avec les employés volontaires sans l’accord des syndicats. (…) Ce que nous avons décidé cette semaine en matière de flexibilité était jusqu’il y a peu tabou pour beaucoup de partis. »

De son côté, Elio Di Rupo, ministre-président wallon, membre éminent du Parti Socialiste, en appelle aux syndicats : « Le gouvernement a besoin d’un soutien… Tout le monde doit parler le même langage. On ne peut pas rester uniquement défenseur de son groupe et de ses intérêts, chacun doit aller plus loin que cela. » Commentaire du Soir (19/2) : « Le ministre-président raconte une Wallonie où les « corps intermédiaires » ne remplissent pas leur rôle… La semaine prochaine, le gouvernement wallon essayera de convaincre les interlocuteurs sociaux de le suivre. Il a besoin d’un « consensus mobilisateur » ».

Pour les travailleurs, cette orientation en faveur d’un « consensus mobilisateur » patrons – syndicats-gouvernement représente un danger absolu : cela voudrait dire que les syndicats ne seraient plus les instruments pour la lutte, pour la défenses des intérêts distincts des travailleurs opposés aux intérêts des patrons. C’est là une question majeure.

Dans un autre article, Le Soir (16/2) s’inquiétait : « PS-FGTB : fracture à gauche, avec risque de rupture ». Les ministres PS-Vooruit n’ont à aucun moment été mandatés par leurs électeurs pour mener avec la droite une politique de renoncement aux « tabous », c’est-à-dire renoncer aux intérêts des travailleurs et notamment la journée des 8 heures. Le président de la FGTB a dénoncé la semaine des 4 x 10 heures comme « un coup de couteau assassin ». Tout cela est vrai, mais il vient un temps où les paroles, même les plus coléreuses, ne suffisent plus. On ne remplit pas le panier de la ménagère avec des discours.

Pour apporter des solutions aux travailleurs, il est nécessaire que des ruptures concrètes aient lieu. Il devient clair que le gouvernement De Croo a fait ses preuves en faveur des patrons. Il doit être chassé. C’est désormais dans ce sens que les travailleurs doivent être appelés à la mobilisation. Mais faire tomber la Vivaldi exige que les travailleurs disposent de syndicats indépendants, libres de toute attache.

Nous pensons que le gouvernement ne tient que par la modération de la réaction syndicale à sa politique. Le gouvernement (pas seulement en Wallonie) a besoin que les dirigeants syndicaux lui apportent leur soutien. De leur côté, les travailleurs sont prêts à passer à l’action massivement parce qu’ils ne supportent plus ce gouvernement. L’immense succès de la manifestation des enseignants francophones du 10 février en est une illustration éclatante. Et on peut ajouter que ce succès s’est lui-même dressé comme une révolte contre la politique démobilisatrice des responsables qui accompagnent le Pacte d’excellence depuis des années.

Dirigeants syndicaux : les travailleurs sont prêts au combat pour des solutions à la crise. L’heure est à la mobilisation pour en finir avec la Vivaldi et sa politique !

La rédaction (22 février) ▄

Sommaire :

  • Chronique du combat des travailleurs
  • Où va le PS de Paul Magnette et d’Elio Di Rupo ? Quelle est la solution ?
  • « Deal pour l’emploi » du 15 février : quelles sont les mesures prises dans l’e-commerce ?
  • Travailleurs des plateformes : le gouvernement ment-il ?
  • 7ème réforme de l’Etat (suite) : la mobilisation contre la régionalisation des soins des santé
  • Enseignement – Après le succès du 10 février, quelle mobilisation ?
  • Wallonie-Bruxelles-Enseignement, un organisme d’intérêt public qui défait l’Enseignement de l’Etat.
  • Ni Poutine, ni l’OTAN !
  • « La guerre ne profite qu’aux exploiteurs ! »

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De leiders van de vakbonden moeten arbeiders mobiliseren om de regering-De Croo neer te halen!

Een paar weken geleden besloot de Vivaldiregering geen serieuze beslissingen te nemen om de kosten van levensonderhoud te verlagen, gezien de fenomenale toename van de energieprijzen en het huishouden in het algemeen. En nu besluit hij om de flexibiliteit te vergroten met zijn «hervorming van de arbeidsmarkt» en om de collectieve arbeidsovereenkomsten na 20 uur ongeldig te maken om te voldoen aan de eisen van de werkgevers om de arbeidskosten te verlagen.

Alle werknemers hebben het recht zich de vraag te stellen: Waarom is er geen oproep van de vakbonden tot mobilisatie tegen het beleid van de Vivaldiregering? Waar blokkeert het?

In zijn verklaring van februari 16 bekritiseerde de ABVV de regering omdat ‘ze teleurstelling veroorzaken’. Het ACV heeft zich op zijn beurt beperkt tot het uitleggen dat “de overeenkomst over de hervorming van de arbeidsmarkt veel vragen oproept!” Met betrekking tot de kosten van energie merkte de ABVV alleen maar op dat de regering “een onbeduidend resultaat produceert”.  Het ACV gaf aan dat “6% BTW en de energie cheque niet voldoende zullen zijn om het uitstel van vijf maanden van de indexering van de lonen en de vergoedingen te compenseren”.

Dus waarom hebben vakbondsleiders niet besloten om zich op de inzet te mobiliseren? Heeft het antwoord op deze vraag niet iets te maken met de kwestie van de onafhankelijkheid van de vakbonden tegenover de regering en vooral de socialistische partijen?

Premier De Croo zei (Le Soir): “Het is een grote stap vooruit om met instemming van één enkele vakbond het avondwerk te kunnen introduceren. En nog belangrijker is dat bedrijven zonder toestemming van de vakbonden proefprojecten met vrijwillige werknemers kunnen uitproberen. (…) Wat we deze week besloten in termen van flexibiliteit was tot voor kort taboe voor veel partijen.” Op zijn beurt roept Elio Di Rupo, Waalse minister-president en prominent lid van de Socialistische Partij, de vakbonden op: “De regering heeft steun nodig… Iedereen moet dezelfde taal spreken. Je kunt niet alleen opkomen voor je groep en je interesses, je moet verder gaan.” Commentaar van Le Soir (19/2): “De minister-president vertelt over een Wallonië waar de « bemiddelende organen » hun rol niet vervullen… Volgende week zal de Waalse regering proberen de sociale partners ervan te overtuigen hem te volgen. Er is een « mobiliserende consensus » nodig.”

Voor de werknemers vormt deze oriëntatie ten gunste van een «mobiliserende consensus» tussen werkgevers, vakbonden en de regering een absoluut gevaar: Het zou betekenen dat de vakbonden niet langer de instrumenten voor de strijd zouden zijn, voor de verdediging van de verschillende belangen van de werknemers, degenen die zich verzetten tegen de belangen van de bazen. Dit is een belangrijke kwestie.

In een ander artikel maakte Le Soir (16/2) zich zorgen: “PS-ABVV: Linkse breuk, met risico op een scheur”. De ministers van PS-Vooruit kregen op geen enkel moment door hun kiezers de volmacht om met de rechtse partijen een opgevingsbeleid over « taboes » uit te voeren. Met andere woorden om de belangen van de arbeiders en vooral de 8-urige dag op te geven. De president van de ABVV heeft de week van 4 x 10 uur aangegeven als een « dodelijke messteek« . Dit is allemaal waar, maar er komt een tijd waar woorden, zelfs de meest boze, niet langer genoeg zijn. Je vult de mand van een huishouden niet met toespraken.

Om oplossingen te kunnen bieden aan werknemers is het noodzakelijk dat er concrete breuken plaatsvinden. Het wordt duidelijk dat de regering-De Croo zich heeft bewezen ten gunste van de bazen. Hij moet worden verdreven. Het is nu in deze richting dat werknemers opgeroepen moeten worden om zich te mobiliseren. Maar het neerhalen van Vivaldi vereist dat arbeiders onafhankelijke vakbonden hebben, vrij van alle gehechtheid.

Wij zijn van mening dat de regering alleen maar kan vasthouden aan de matiging van de reactie van de vakbonden op haar beleid. De regering (niet alleen in Wallonië) heeft de steun van vakbondsleiders nodig. Op hun beurt zijn werknemers bereid massaal actie te ondernemen omdat ze deze regering niet langer steunen. Het enorme succes van de demonstratie van Franstalige leerkrachten op 10 februari is een opvallende illustratie. En we kunnen hieraan toevoegen dat dit succes zelf is toegenomen als een opstand tegen het demobiliserende beleid van de leiders die de “Pacte d’excellence” al jaren vergezellen.

Vakbondsleiders: Werknemers zijn bereid te vechten voor oplossingen voor de crisis. De tijd is gekomen om ons te mobiliseren om een einde te maken aan Vivaldi en haar politiek!

De redactie (22 februari )

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