Faire sauter le verrou constitué par la présence du PS et de Vooruit (ex-SP.A.) dans le gouvernement De Croo _ De slot bestaande uit de aanwezigheid van de PS en Vooruit (ex-SP.A) in de regering-De Croo laten ontploffen

Edito du BU N°57 – Avril 2021.

Récemment, le journal patronal L’Echo publiait une chronique bienveillante à propos du vice-premier ministre PS Pierre-Yves Dermagne.  « Loin du cliché d’un vieux parti dogmatique et lié aux scandales, le vice-Premier ministre Pierre-Yves Dermagne représente le nouveau PS. Par loyauté gouvernementale, il garde une certaine distance avec les revendications syndicales sur les salaires. Pour le PS, c’est un exercice d’équilibrisme. (…) Paul Magnette défend la position syndicale. Le PS ne peut tout simplement pas se permettre d’être trop en retrait de leurs revendications. D’un autre côté, l’accord de gouvernement De Croo prévoit de respecter la loi de 1996. (…) Dès lors, Dermagne exprime une position plus nuancée que Magnette ou les syndicats, en considérant que la marge salariale (0,4%) est impérative sans exclure une certaine souplesse pour les secteurs en bonne santé. Il incarne ainsi la loyauté gouvernementale et espère éviter les frictions au sein de la Vivaldi. »

On ne sait pas si les différences entre Paul Magnette (président du PS) et Pierre-Yves Dermagne (ministre PS) sont sérieuses ou si elles relèvent de la mise en scène, toujours est-il que les partis socialistes sont soumis à deux pressions contradictoires bien réelles, la pression des revendications des travailleurs d’une part, et la pression des exigences patronales d’autre part. Les deux s’opposent irrémédiablement.

Le monde patronal a beau mettre tous ses espoirs dans la capacité du « nouveau PS » à imposer dans le monde du travail le joug de l’accord du gouvernement, la grève unie du 29 mars a rappelé que les travailleurs sont prêts au combat pour leurs revendications. La grève du 29 mars démontre que la place des organisations qui parlent au nom des travailleurs n’est pas dans le gouvernement De Croo, que cette participation « socialiste » au gouvernement est une source de division et d’affaiblissement de la mobilisation.

Des lecteurs nous posent la question : mais que se passerait-il si les socialistes quittaient le gouvernement fédéral ? Les travailleurs seraient-ils en meilleure position ?

Si les socialistes (du nord comme du sud du pays) rompaient avec les partis de droite, cela renforcerait considérablement la mobilisation des travailleurs, car cette rupture ouvrirait une nouvelle situation politique. La classe capitaliste n’aurait plus le soutien dont elle a tant besoin de la part des dirigeants socialistes (d’un Dermagne en particulier). Sans ce soutien, la classe capitaliste ne pourrait pas mener seule une politique de confrontation avec les travailleurs et leurs syndicats.

Ce retrait des socialistes de l’accord gouvernemental donnerait les coudées franches pour établir un rapport de force favorable puisque les organisations du mouvement ouvrier ne seraient plus tenues par le respect de la loi de 1996, et plus généralement par le respect de l’accord gouvernemental qui maintient l’âge de la pension à 67 ans, le saut d’index de 2015 ou le tax-shift qui organise le pillage de la Sécurité sociale.

En fait, qui a intérêt au maintien des socialistes au sein du gouvernement ? Qui a intérêt, au contraire, à ce que les travailleurs retrouvent leur unité et leur liberté d’action face aux patrons ?

Certes, la sortie des ministres socialistes ne résout pas tous les problèmes politiques de la classe ouvrière. Certes, les dirigeants socialistes chercheront à préserver leur politique d’union nationale, même en étant sortis du gouvernement. Quoi qu’il en soit, la sortie des ministres hors du gouvernement changerait la donne. C’est un verrou qui sauterait, en apportant une aide cruciale à la mobilisation sociale. De ce fait, mettre fin à la participation gouvernementale, c’est la condition préalable pour que les partis parlant au nom des travailleurs se présentent aux élections avec un programme de gouvernement d’unité PS-Vooruit-PTBchargé de satisfaire les revendications ouvrières.

Prenons un exemple. Dans notre pays, les soins de santé restent dramatiquement sous-financés. La crise du coronavirus met gravement en lumière le manque de lits d’hôpitaux (à la suite des politiques d’austérité menées depuis des décennies). Qu’a fait le gouvernement actuel pour répondre à ce problème ? Or, force est de constater qu’il n’a pas les mêmes problèmes quand il s’agit de l’envoi de troupes militaires à l’étranger.

Dans une note du Groupe de recherche et d’information sur la Paix et la Sécurité (GRIP), datée du 19 mars 2021, on peut lire la présentation en Commission parlementaire de la Défense (décembre 2020) du plan de déploiement des soldats belges en 2021  (1) et cette conclusion : « On peut se demander comment il se fait que, en dépit de leur importance en termes d’effectifs, de budget et de matériel, les participations à des opérations de l’OTAN en Europe de l’Est ou des États-Unis au Moyen-Orient n’ont soulevé aucun commentaire des parlementaires. (…) Du côté de la majorité gouvernementale, André Flahaut (PS) a mis l’accent sur la « diplomatie de la défense » et rappelé le « rôle de l’École royale militaire, au travers de partenariats de formation ». (…) Les partis d’opposition (PVDA-PTB et cdH) ont brillé par leur silence. »

On le voit : le soutien (qu’il soit actif ou passif) au gouvernement De Croo aboutit à renoncer aux revendications pour l’augmentation des salaires ou pour l’arrêt des interventions impérialistes. En sens inverse, l’unité pour arracher ces revendications passe par la sortie des ministres PS-Vooruit hors du gouvernement De Croo. Rejoignez-nous pour renforcer et développer cette exigence !

La rédaction ▄

(1) « Pour ses opérations à l’étranger, la Belgique devrait déployer du personnel dans plus de deux douzaines de pays en 2021 ainsi que sur plusieurs mers, de la Baltique au golfe de Guinée. »  L’équivalent de 291 militaires seront engagés « principalement déployés aux frontières de la Russie et embarqués dans des opérations maritimes de la Force de réaction de l’OTAN, dans diverses mers du globe. Viennent ensuite les opérations dans le cadre bilatéral, principalement avec le Niger, représentant un total de 122 militaires. (…) Un autre important théâtre d’opérations pour les militaires belges est le Mali. Au Mali (MINUSMA), la Belgique déploie environ 110 militaires au moins jusqu’à l’été 2021, concentrés à Gao. » https://grip.org/https-grip-org-les-operations-armee-belge-etranger-ampleur-risque/

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De slot bestaande uit de aanwezigheid van de PS en Vooruit (ex-SP.A) in de regering-De Croo laten ontploffen

Onlangs publiceerde de werkgeverskrant L’Echo een welwillende column over vicepremier PS Pierre-Yves Dermagne. “Ver van het cli-ché van een oude dogmatische partij die gekoppeld aan schandalen was, vertegenwoordigt vicepremier Pierre-Yves Dermagne de nieuwe PS. Uit loyaliteit naar de overheid toe, houdt hij een zekere afstand met de eisen van de vakbonden over de lonen. Voor de PS is het een evenwichtsoefening. (…) Paul Magnette verdedigt het standpunt van de vakbonden. De PS kan zich eenvoudigweg niet veroorloven om teruggetrokken te blijven wat hun eisen betreft. Aan de andere kant voorziet het regeringsakkoord van De Croo de naleving van de wet van 1996. (…) Dermagne drukt daarom een meer genuanceerde standpunt uit dan Magnette of de vakbonden, gezien het feit dat de loonmarge (0.4%) noodzakelijk is, zonder enige flexibiliteit voor gezon-de sectoren uit te sluiten. Hij vertegenwoordigt op die manier de loyaliteit van de overheid en hoopt spanningen binnen Vivaldi te vermijden.”

Het is niet bekend of de ruzies tussen Paul Magnette (president van de PS) en Pierre-Yves Dermagne (minister PS) ernstig zijn of dat ze in scène gezet zijn, maar het feit blijft dat de socialistische partijen onder-worpen zijn aan de druk van twee zeer reële tegenstrijdige partijen. De druk van de eisen van de werknemers enerzijds en de druk van de eisen van de werkgevers anderzijds. Deze twee zijn onherroepelijk tegengesteld.

Hoewel de werkgeverswereld al zijn hoop koestert in het vermogen van de “nieuwe PS” om het juk van de regeringsovereenkomst op te leggen aan de arbeidswereld, herinnerde de verenigde staking van maart 29 eraan dat werknemers bereid zijn om voor hun eisen te vechten. De staking van maart 29 laat zien dat de plaats van organisa-ties die namens de werknemers spreken niet in de regering-De Croo is, dat deze «socialistische» participatie in de regering een bron van verdeeldheid en verzwakking van de mobilisatie is.

Sommige lezers stellen ons de vraag: Maar wat zou er gebeuren als de socialisten de Federale Regering zouden verlaten? Zouden de werknemers zich in een betere positie bevinden?

Als de socialisten (zowel uit het noorden als zuiden van het land) zou-den breken met de rechtse partijen, zou dit de mobilisatie van de arbei-ders aanzienlijk versterken, omdat deze onderbreking een nieuwe politieke situatie zou openen. De kapitalistische klasse zou niet langer de steun krijgen die zij zo hard nodig heeft van de socialistische leiders (van een Dermagne in het bijzonder). Zonder deze steun zou de kapi-talistische klasse niet op zijn eentje een confrontatiebeleid met de ar-beiders en hun vakbonden kunnen leiden.

Deze terugtrekking van de socialisten uit het regeringsakkoord zou de vrije slag geven om een gunstig machtsevenwicht te creëren. Hierdoor zouden de organisaties van de arbeidersbeweging niet langer ge-bonden zijn aan de naleving van de wet van 1996. Onder andere aan de naleving van het overheidsakkoord dat de pensioenleeftijd op 67 jaar houdt, de indexsprong van 2015 of de taks-shift die de plundering van de Sociale Zekerheid organiseert.

Wie heeft er eigenlijk belang bij om de socialisten in de regering te hou-den? Wie heeft er daarentegen belang bij dat werknemers hun een-heid en vrijheid van handelen herwinnen tegenover bazen?

Weliswaar lost het verlaten van de socialistische ministers niet alle poli-tieke problemen van de arbeidersklasse op. Natuurlijk zullen de socia-listische leiders hun beleid van nationale unie proberen te behouden, ook al hebben ze de regering verlaten. In ieder geval zou het verlaten van de regering door de ministers de situatie veranderen. Het is een slot die zou breken en cruciale hulp zou bieden aan sociale mobilisatie. Daarom is het beëindigen van de overheidsparticipatie de voorwaarde voor partijen die namens werknemers spreken om verkiezingen te houden met een programma van eenheidsregering PS-Vooruit-PTB die verantwoordelijk zijn voor het voldoen aan de eisen van de werk-nemers.

Laten we een voorbeeld nemen. De gezondheidszorg in dit land blijft dramatisch ondergefinancierd. De coronavirus-crisis benadrukt het gebrek aan ziekenhuisbedden (na tientallen jaren aan bezuinigingsbe-leid). Wat heeft de huidige regering gedaan om dit probleem aan te pakken? Het is echter duidelijk dat het niet dezelfde problemen heeft als het gaat om het sturen van militaire troepen naar het buitenland.

In een nota van de groep “Groupe de recherche et d’information sur la Paix et la sécurité (GRIP)”, gedateerd op 19 maart 2021, kunnen we tijdens de parlementaire Commissie van Defensie (december 2020) de presentatie lezen van de inzet van de Belgische soldaten in 2021 (1) en deze conclusie: “We kunnen ons afvragen waarom, ondanks het belang van mankracht, budget en materiaal, de deelnemingen aan missies van de NAVO in Oost-Europa of van de Verenigde Staten in het Midden-Oosten, dit geen commentaar heeft opgeroepen bij de parlementsleden. (…) Bij de regeringsmeerderheid heeft André Fla-haut (PS) het accent op “Diplomatie binnen de defensie” gezet, en werd “de rol van de Koninklijke Militaire School, door middel van oplei-dingspartners” herinnerd. De oppositiepartijen (PVDA-PTB en cdH) hebben daarbij luidruchtig gezwegen.”

We zien het, de ondersteuning (actief of passief) aan de regering-De Croo concludeert in het opgeven van de eisen voor de loonsverhogin-gen of voor de beëindiging van imperialistische interventies. Omge-keerd, vereist de eenheid om aan deze eisen te voldoen het verlaten van de ministers van PS-Vooruit van de regering-De Croo. Vergezel ons om deze eis te versterken en te ontwikkelen.

De redactie ▄

(1) « Voor haar missies in het buitenland zou België werknemers moeten inzet-ten in meer dan twee dozijn landen in 2021, en ook op meerdere zeeën van de Baltische zee tot de Golf van Guinee. » Het equivalent van 291 militairen zullen worden ingezet « hoofdzakelijk aan de Russische grenzen en maritieme operaties van de NAVO-reactiemacht, binnen diverse zeeën van de wereldbol. Komen vervolgens de operaties binnen het bilaterale kader, voornamelijk met Nigeria die een totaal van 122 militairen vertegenwoordigd. (…) Een ander belangrijk knelpunt voor de Belgische militairen is Mali. In Mali (MINUSMA) zet België ongeveer 110 militairen in tot minstens de zomer van 2021, geconcen-treerd in Gao. » https://grip.org/https-grip-org-les-operations-armee-belge-etranger-ampleur-risque/

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