DR n°12 – Pour l’unité des travailleurs de la base au sommet, les ministres socialistes doivent quitter le gouvernement De Croo ! _ Voor de eenheid van werknemers van de basis tot aan de top, Socialistische ministers moeten de regering-de Croo verlaten!

Déclaration de l’Organisation Socialiste Internationaliste

Les 5 premiers mois du gouvernement De Croo
Le gouvernement De Croo (appelé au début la coalition Vivaldi) a été formé début octobre 2020. Il réunit les partis socialistes (PS et SP.A.) avec les partis de droite (MR, Open VLD et CD&V) et les partis écologistes.

Quelle a été la politique de ce gouvernement ?  Alors qu’on fête cette année le 150ème anniversaire de la Commune de Paris qui a jeté les bases d’un gouvernement pour en finir avec l’ordre bourgeois, on peut affirmer que la fonction du gouvernement De Croo est, au contraire, de préserver l’ordre bourgeois dans une situation de crise économique d’une ampleur sans précédent et qui ne pourra que s’aggraver suite à la pandémie.

D’emblée, l’accord de gouvernement signé par les partis socialistes comprend plusieurs points essentiels du point de vue des travailleurs : le nouveau gouvernement maintiendra l’âge de la pension à 67 ans, il ne remettra pas en cause les mesures de flexibilité des précédents gouvernements ni le saut d’index de 2015 et il confirmera les baisses de cotisations sociales décidées dans le tax-shift. Ajoutons que l’accord gouvernemental garantit le maintien de la loi de 1996 sur la compétitivité qui impose un carcan aux négociations salariales.

Ainsi, en fin de compte, pour l’ordre bourgeois, la présence au gouvernement des partis socialistes doit servir à bloquer toute mobilisation pour faire annuler les mesures prises par la coalition de Charles Michel qui a sévi de 2014 à 2018.  

Mais ce n’est pas tout, l’actuel gouvernement a comme objectif de préparer une révision de la Constitution pour ouvrir dès 2024 – ou plus tôt encore – la voie à une nouvelle réforme de l’Etat.

Quel en est l’objectif ? Transformer la Belgique en un Etat composé de 4 régions aux pouvoirs élargis pour casser en quatre morceaux le droit du travail, les conventions collectives, la politique sociale, la Sécurité sociale, etc. Le gouvernement De Croo ne fait pas que maintenir nos salaires et nos pensions à leur bas niveau, il prépare une grande offensive pour briser la force de la classe ouvrière de Belgique, force qui découle de l’unité nationale de ses organisations et de ses conquêtes.

Et dans cette préparation, les dirigeants des partis socialistes jouent un rôle de premier plan. Ce sont eux qui mettent en avant avec le plus d’entêtement ce « modèle » d’une Belgique à 4 régions qui aboutit à disloquer les droits sociaux fédéraux et qui, pour ce faire, distille le poison de la division.

La classe capitaliste belge a grandement besoin de cette aide des dirigeants socialistes pour porter un coup mortel à l’unité de la classe ouvrière. Sans eux, elle serait bien faible pour affronter seule la classe des travailleurs qui ont des intérêts opposés aux besoins de profit des patrons. La bourgeoisie a besoin de s’appuyer sur les dirigeants socialistes pour aggraver la politique de dislocation des conquêtes ouvrières fédérales.

Pendant les 5 mois de la coalition Vivaldi, les travailleurs et les jeunes se sont mobilisés pour défendre leurs intérêts.
Les travailleurs ont eu recours à la grève pour rejeter les plans de licenciements : chez FEDEX aéroport de Liège, Ashland à Doel, …
Et puis, il y a eu le jugement condamnant 17 syndicalistes, dont Thierry Bodson, actuel président de la FGTB, qui remet en cause concrètement le droit de grève et le droit de manifester. Un arrêt de justice, dont le caractère politique ne fait aucun doute et qui est rendu possible précisément parce que le gouvernement actuel le permet.
Les travailleurs se battent aussi pour les augmentations de salaire. Des grèves ont éclaté dans les grands magasins (Carrefour, Makro) pour obtenir l’annulation du carcan des 0,4% de rattrapage octroyés par la loi.

Que signifie une politique d’unité de la classe ouvrière ?
Face à cette mobilisation, une proposition de loi a été déposée au Parlement par le député PS Marc Goblet (ancien secrétaire général de la FGTB) et par le député PTB Raoul Hedebouw. Cette proposition vise à modifier la loi de 1996 en rendant la norme salariale simplement indicative, pour qu’elle ne soit plus un plafond, ce qui permettrait de libérer la négociation sur les salaires.

Or, comme l’écrit le site rtbf.be, « le problème, c’est que l’accord de gouvernement prévoit explicitement de ne pas revoir cette loi sur les salaires. C’est un des grands acquis du gouvernement précédent. »

Dès lors, à partir de cette proposition de loi, deux possibilités se présentent. Soit il s’agit d’une manœuvre politique, décrite par l’article cité comme « un acte de particip-opposition. C’est-à-dire une stratégie qui vise à s’opposer à un gouvernement dont on fait partie. » Soit, il s’agit du point de départ d’une réelle mobilisation. Mais puisqu’elle est contradictoire avec le Pacte du gouvernement, c’est à ce Pacte qu’il faut mettre fin, ce qui soulève le mot d’ordre adressé aux ministres PS & SP.A., sortez immédiatement du gouvernement De Croo !

A la base, les travailleurs sont unis contre le patronat et aussi… contre la politique du gouvernement fédéral. Quelle que soit leur affiliation syndicale, les travailleurs ont besoin d’augmentations massives des salaires.

La presse syndicale le relève : « Le secteur du commerce alimentaire a, à titre d’exemple, enregistré 500 millions excédentaires en 2020 par rapport à l’année précédente. Les travailleurs ont joué un rôle crucial pour approvisionner la population ; ils ont travaillé dur, dans des conditions dangereuses. Le carcan de 0,4% proposé par le banc patronal est largement insuffisant. (…) Pour un travailleur qui gagne 10,42 €/h brut, cela représente une augmentation de 10,46 € brut par mois, soit environ la moitié en net. (…) Pour les titres-services, métier particulièrement pénible, le montant s’élève à 11,35 € en plus par mois pour une aide-ménagère en début de carrière. Pour Anna Garganis, travailleuse titres-services en Wallonie-Picarde qui est à 30,5 h/semaine, cela représente 6,64 €. « C’est se moquer de nous. C’est comme si on mendiait pour pouvoir travailler » réagit-elle. « Dans le secteur, trois quarts des travailleurs sont des femmes seules avec des enfants à leur charge. Le salaire actuel ne suffit pas ; il faut payer le loyer, les charges, les frais liés aux enfants… D’autant plus qu’il s’agit d’un métier aux conditions de travail très compliquées. Moi-même je suis actuellement en mi-temps médical ; je souffre d’une hernie discale. A force de porter des choses lourdes, de répéter des gestes compliqués, notre santé en prend un coup. Nous méritons mieux que 0,4% d’augmentation. Nous méritons une vraie reconnaissance salariale ! »« 

Si la base est unie pour défendre ses revendications, les ministres qui prétendent parler au nom des travailleurs, eux, sont unis avec les ministres bourgeois, les représentants des actionnaires.

En réalité, la sortie du PS et du SP.A. du gouvernement représenterait un affaiblissement pour les partis de droite qui ne trouvent leur force que grâce à l’appui des dirigeants socialistes qui mettent tout leur poids pour intégrer et associer les organisations syndicales dans la politique des contre-réformes antisociales.

Contre l’union contre-nature au sommet qui dresse un obstacle à la mobilisation des travailleurs pour s’émanciper du capitalisme, nous opposons la perspective d’un gouvernement des organisations ouvrières, un gouvernement d’unité PS-SP.A.-PTB, s’appuyant sur les syndicats, dont la FGTB en-tête.

Pour cela, les ministres socialistes doivent d’abord sortir du gouvernement De Croo. Il s’agit de créer une position de force, une position de combat pour les travailleurs, pour empêcher la nouvelle réforme de l’Etat, pour obtenir la satisfaction des revendications : augmentation des salaires, interdiction des licenciements, pas de répercussions de la pandémie sur les travailleurs, etc.

Comme le mentionne le programme de transition qui fonde notre courant : « L’accusation capitale que la IVè Internationale lance contre les organisations traditionnelles du prolétariat, c’est qu’elles ne veulent pas se séparer du demi-cadavre politique de la bourgeoisie. » Aujourd’hui comme hier, les travailleurs ont toujours besoin en 2021 d’une politique de rupture avec les partis capitalistes.

L’OSI invite toutes celles et tous ceux qui veulent mener ce combat, pour aider à résoudre la question du pouvoir au service des travailleurs, à la rejoindre.

Réunion Vidéo – Zoom
mardi 30 mars 2021 – 20 h
150ème anniversaire de la Commune de Paris, premier gouvernement ouvrier
https://us02web.zoom.us/j/84018874603

De eerste 5 maanden van de regering-de Croo

De regering-De Croo (aanvankelijk de Vivaldi-coalitie genoemd) werd begin oktober 2020 opgericht. Het brengt de socialistische partijen (PS en SP.A.) samen met de rechtse partijen (MR, Open VLD en CD&V) en de ecologische partijen.    

Wat was het beleid van deze regering? Nu we dit jaar de 150e verjaardag vieren van de Parijse Commune, die de fundamenten legde van een regering om een einde te maken aan de burgerlijke orde, kunnen we bevestigen wat de functie van de regering-De Croo juist is: het behoud van de burgerlijke orde in een situatie van economische crisis van ongekende omvang en die alleen maar erger zal worden als gevolg van de pandemie.

Allereerst bevat het, door de socialistische partijen ondertekende regeringsakkoord, een aantal essentiële punten vanuit het standpunt van de arbeiders: De nieuwe regering zal de pensioenleeftijd op 67 jaar behouden, zal de flexibiliteitsmaatregelen van eerdere regeringen of de indexsprong van 2015 niet in twijfel brengen en zal de besparingen op de sociale premies die in de taks-shift zijn besloten, bevestigen. Bovendien garandeert het overheidsakkoord de handhaving van de concurrentiewet van 1996, die een dwangbuis oplegt voor loononderhandelingen.

Zo moet de aanwezigheid in de regering van de socialistische partijen uiteindelijk, voor de burgerlijke orde, dienen om iedere mobilisatie te blokkeren om de maatregelen te annuleren die de coalitie van Charles Michel heeft genomen, die van 2014 tot 2018 woedde.

Maar dat is nog niet alles, de huidige regering heeft als doel om een herziening van de Grondwet voor te bereiden die al in 2024 – of zelfs eerder – de weg naar een nieuwe hervorming van de staat moet openen.

Wat is het doel? België veranderen in een staat bestaande uit 4 regio’s met uitgebreide bevoegdheden om arbeidsrecht, collectieve overeenkomsten, sociaal beleid, sociale zekerheid, etc. in vier delen te breken. De regering-De Croo houdt niet alleen onze lonen en pensioenen laag, het bereidt een groot offensief voor om de kracht van de arbeidersklasse van België te doorbreken, een kracht die voortkomt uit de nationale eenheid van zijn organisaties en veroveringen.

In deze voorbereiding spelen de leiders van de socialistische partijen een leidende rol. Zij zijn degenen die dit «model» van een België met 4 regio’s met de grootste koppigheid naar voren brengen. Dit leidt tot de ontwrichting van de federale sociale rechten en die, om dit te doen, stilaan de giftige verdeeldheid invoeren.

De Belgische kapitalistische klasse heeft grote behoefte aan deze hulp van de socialistische leiders om de eenheid van de arbeidersklasse een dodelijke slag te geven. Zonder hen zouden ze heel zwak zijn om het alleen op te nemen tegen de arbeidersklasse die belangen hebben om zich te verzetten tegen de winstbehoeften van de bazen. De bourgeoisie moet op de socialistische leiders vertrouwen om het beleid van ontwrichting van de veroveringen van de federale arbeiders te verergeren.

Tijdens de 5 maanden van de Vivaldi-coalitie mobiliseerden arbeiders en jongeren zich om hun belangen te verdedigen.

Werknemers hebben beroep gedaan tot actie om ontslagplannen af te wijzen: Op de luchthaven van FEDEX Luik, Ashland in doel, enz.

Daarna was er het arrest waarin 17 vakbondsleden werden veroordeeld, waaronder Thierry Bodson, de huidige president van de FGTB die het stakingsrecht en het recht op protest concreet uitdaagt. Een uitspraak van het Hof, die zeker politiek is en juist mogelijk is gemaakt omdat de huidige regering dat toestaat.

Werknemers vechten ook voor loonstijgingen. Er braken stakingen uit in grootwarenhuizen (Carrefour, Makro) om de annulering te verkrijgen van de 0.4% inhaalslag die wettelijk is toegestaan.

Wat betekent een beleid van eenheid van de arbeidersklasse?

Geconfronteerd met deze mobilisatie werd in het Parlement een wetsvoorstel ingediend door PS-parlementslid Marc Goblet (voormalig secretaris-generaal van de FGTB) en PTB-parlementslid Raoul Hedebouw. Dit voorstel wil de wet van 1996 wijzigen door de loonstandaard slechts indicatief te maken, zodat deze niet langer een plafond is. Hierdoor worden onderhandelingen over lonen weer vrijgelaten.

Maar zoals de website van rtbf.be schrijft: “Het probleem is dat de overheidsovereenkomst het niet herzien van deze loonwet expliciet voorziet. Dit is één van de grote successen van de vorige regering.”

Op basis van dit wetsvoorstel ontstaan er dus twee mogelijkheden. Ofwel is het een politieke manoeuvre, die in het artikel wordt beschreven als “een daad van participatie-oppositie. Dat wil zeggen een strategie die erop gericht is een regering te bestrijden waarvan we deel uitmaken.” Ofwel is dat het uitgangspunt voor een echte mobilisatie. Maar omdat het tegenstrijdig is met het Pact van de regering, moeten we aan dit Pact een einde maken. Dit ontwerpt de slogan die gericht is aan de ministers PS & SP.A., kom onmiddellijk uit de regering-De Croo!

In principe zijn de arbeiders verenigd tegen de werkgevers en ook… tegen het beleid van de federale overheid. Ongeacht hun vakbond hebben werknemers enorme loonstijgingen nodig.

De vakbondspers wijst erop: « De voedselhandelssector heeft bijvoorbeeld, in 2020, een overschot van 500 miljoen ten opzichte van het voorgaande jaar geboekt. Werknemers hebben een cruciale rol gespeeld in de voorziening van de bevolking. Ze hebben hard gewerkt, onder gevaarlijke omstandigheden. Het door de werkgeversbank voorgestelde dwangbuis van 0.4% is grotendeels onvoldoende. (…) Voor een werknemer die € 10.42/uur bruto verdient, betekent dit een stijging van € 10.46 bruto per maand, of ongeveer half netto. (…) Voor dienstencheques, een bijzonder moeilijke baan, bedraagt het bedrag €11.35 meer per maand voor een huishoudelijke hulp aan het begin van een carrière. Voor Anna Garganis, een dienstenchequemedewerkster in het Picardisch Wallonië die 30.5 uur per week bedraagt, vertegenwoordigt dit €6.64.” “Dit is ons belachelijk maken. Het is alsof je voor het werk smeekt,” zegt ze. “In deze sector zijn ¾ van de werknemers alleenstaande vrouwen met kinderen ten laste. Het huidige salaris is niet genoeg; je moet de huur betalen, de kosten, de kosten die verbonden zijn aan de kinderen… Vooral omdat dit een milieu is met zeer moeilijke arbeidsomstandigheden. Ik ben zelf, op dit moment, in medische parttime; ik heb last van hernia. Doordat we zware dingen dragen, ingewikkelde gebaren herhalen, krijgt onze gezondheid een klap. We verdienen beter dan een stijging van 0.4%. We verdienen echte loonerkenning!”

Als de basis verenigd is om zijn eisen te verdedigen, zijn de ministers die beweren namens de arbeiders te spreken verenigd met de burgerlijke ministers, de vertegenwoordigers van de aandeelhouders.

In werkelijkheid zou het verlaten van de PS en de SP.A van de regering een verzwakking betekenen voor de rechtse partijen. Zij  vinden hun kracht alleen maar dankzij de steun van de socialistische leiders. Ze leggen hun gewicht in de schaal om de vakbonden te integreren en te associëren met de antisociale, contrapolitieke hervormingen.

Tegen de onnatuurlijke unie aan de top die een obstakel vormt voor de mobilisatie van werknemers om zich te bevrijden van het kapitalisme, verzetten we ons tegen het vooruitzicht van een regering van werknemersorganisaties, een regering van eenheid PS-SP.A.-PTB, die zich baseert op de vakbonden, inclusief de FGTB als leider.

Daarvoor moeten socialistische ministers eerst de regering-De Croo verlaten. Het gaat erom een machtspositie, een positie van strijd voor de werknemers te creëren. Om de nieuwe staatshervorming te voorkomen en de eisen te vervullen: verhoging van de lonen, verbod op ontslag, geen gevolgen van de pandemie voor de werknemers, enz.

Zoals vermeld in het overgangsprogramma die onze basis vormt, « de belangrijkste beschuldiging die de Vierde Internationale aanvoert tegen de traditionele organisaties van het proletariaat is dat zij zich niet willen scheiden van het politieke halve lijk van de bourgeoisie. » Vandaag de dag en zoals het altijd is geweest, hebben de arbeiders in 2021 nog steeds een breukbeleid  met de kapitalistische partijen nodig.

Het OSI nodigt iedereen die deze strijd wil leiden uit om de kwestie van de macht in dienst van de werknemers op te lossen, om zich bij het probleem aan te sluiten.