Communiqué du Comité Unité – Dans l’intérêt des travailleurs et des allocataires sociaux, ensemble empêchons la formation du gouvernement Vivaldi !

Le PTB a déclaré il y a quelques jours : « Avec ses 12 sièges et sa combativité, le PTB sera le principal parti d’opposition, dans le Parlement et dans la rue, à ce gouvernement des partis traditionnels, s’il devait se confirmer »

Dans ce gouvernement Vivaldi, il y aura les partis de la famille socialiste, le PS et le SP.A. pour lesquels 1,1 millions d’électeurs ont voté aux dernières élections de 2019 (584.000 pour le PTB-PVDA). Le PS a fait campagne pour le retour à la pension à 65 ans. Or, le PS s’apprête à gouverner avec des partis qui ont participé au gouvernement Michel qui est sorti largement battu des élections. Et on apprend que « le retour de la pension à 65 ans n’est pas sur la table » des négociations.

Après l’inacceptable accord PS-NVA de l’été qui heureusement a échoué, les travailleurs sont inquiets. Le prochain gouvernement serait chargé de mettre sur pied une nouvelle réforme de l’Etat après 2024. Le patronat flamand (VOKA) exige « que le marché du travail soit régionalisé ».

Du côté syndical, il y a certainement de l’attentisme. Mais la FGTB a déclaré : « En plus, nous ne sommes pas d’accord d’échanger ces quelques mesures sociales temporaires contre une 7è réforme de l’État définitive, en ce compris des transferts de certains pans de notre sécurité sociale ou d’instruments de solidarité. »

Même le dernier numéro Tribune de l’Interrégionale wallonne (IRW) de la CGSP publie un article favorable au régionalisme et se termine par : « Toutefois, l’IRW-CGSP refuse d’envisager une scission nationale de la Sécurité sociale et soutient depuis 40 ans toutes les formes de solidarité qui, au moyen de services publics performants, garantissent les droits et les aspirations de tous les travailleurs ».

Sur base de ces prises de positions, toutes les conditions sont réunies pour une large mobilisation immédiate des travailleurs pour faire barrage à la constitution du gouvernement Vivaldi, dans l’intérêts des travailleurs, pour l’unité de nos conquêtes sociales, que le patronat et ses représentants veulent détruire.

Qu’on ne nous parle pas des gesticulations de l’extrême-droite en Flandre qui entend profiter d’ores et déjà de l’impopularité du futur gouvernement. Contre le danger fasciste, la défense des intérêts des travailleurs exige l’unité des organisations syndicales.

On sait que le CD&V, appelé à lâcher la NVA pour se lancer dans l’aventure de la coalition Vivaldi, est en pleine crise. Pourquoi ? Parce qu’il doute de la capacité politique de l’éventuel gouvernement à faire le sale travail contre les travailleurs, et en particulier contre les travailleurs de Flandre. Il doute aussi de la force de la direction du PS, autour de Paul Magnette, à imposer dans son parti sa ligne de scission sociale du pays.

Faisons en sorte que ces doutes se transforment en constat d’échec. Pour ce faire, le PTB peut et doit s’adresser au PS et au SP.A. en leur disant non pas que le PTB va être la seule  opposition de gauche mais en leur disant : « Vous allez trahir les travailleurs, vous allez trahir vos électeurs si vous participez au gouvernement Vivaldi avec son programme antisocial. Nous appelons les électeurs du PS et du SP.A. à s’opposer aux dirigeants du PS et SP .A.. Nous appelons à mobiliser contre la trahison du mandat donnée par les travailleurs ! « 
N’est-ce pas la voie la plus simple pour barrer la route à la coalition Vivaldi avant qu’elle ne se mette en place ?