DR n°11 – Pourquoi construire un parti pour renverser le capitalisme aujourd’hui en Belgique? Pourquoi rejoindre le combat pour la IV° Internationale?

Où va le monde ?

Le site ‘economiematin.fr’ publiait le 25 avril dernier un article sur la dette mondiale :

« Endettées comme jamais, nos économies pénètrent dans la plus terrible récession qu’elles aient connue depuis la Seconde Guerre mondiale. En 2007, la montagne de dette se montait à 282% du PIB mondial (168.000 milliards de dollars). Nous avons clôturé l’année 2019 à 322% (255.000 milliards de dollars), et la dette mondiale devrait atteindre les 342% du PIB d’ici la fin de l’année, si l’on table sur une récession de 3% à l’échelle du globe. »

Fin 2019, 45% de l’endettement mondial était le fait des entreprises non-financières (‘dette corporate’). Tout au long de l’année 2019, le Fonds monétaire international (FMI) s’est alarmé de l’augmentation de la dette des entreprises. En avril 2019, il écrivait : « Aux États-Unis, le ratio dette des entreprises/PIB atteint un niveau record. Dans plusieurs pays européens, les banques détiennent des quantités excessives d’obligations d’État. En Chine, la rentabilité des banques diminue et les volumes de fonds propres des prêteurs de taille petite et moyenne restent faibles. (Ces facteurs de vulnérabilité) pourraient amplifier les chocs pour l’économie mondiale, augmentant ainsi la probabilité d’une contraction prononcée de l’activité économique dans quelques années. »

Contrairement à ce que certains affirment, la crise du coronavirus n’a pas créé la crise actuelle de l’économie capitaliste mais précipite et concrétise plus tôt que prévu la contraction de l’activité économique. La crise du coronavirus rend plus aigües et plus tranchantes les contradictions inhérentes au régime capitaliste qui s’avère incapable d’organiser l’humanité tout autant pour la sauver d’une pandémie que pour mettre fin à ses conditions de vie misérables.

Le site ‘rtl.lu’ faisait le point le 4 mai sur la situation en Haïti : « Haïti : mourir de faim aujourd’hui ou du coronavirus demain. L’apparition du coronavirus en Haïti a fait paniquer autorités et communauté humanitaire, compte tenu de l’extrême faiblesse du système de santé du pays, mais les conséquences économiques de la pandémie pourraient être davantage meurtrières auprès de la majorité pauvre de la population. (…) Les céréales constituent deux tiers des apports énergétiques quotidiens des Haïtiens les plus pauvres. Or le prix du riz a plus que doublé sur certains marchés de province par rapport à 2019. (…) Travailleurs pauvres possédant de très petites exploitations, les paysans haïtiens voient aujourd’hui leurs revenus fondre en pleine période de soudure ‑entre deux récoltes-, aggravant leurs difficultés à préparer la prochaine récolte, déjà menacée par la sécheresse dans certaines régions. »

Construire un parti pour la révolution socialiste est une nécessité.

Face à la faillite du capitalisme et aux menaces d’effondrement destructeur pour l’humanité, le renversement du système capitaliste est nécessaire.

Mais pour mettre fin au règne de la domination du capital sur la planète, la mobilisation spontanée des travailleurs et des peuples ne suffit pas. Pour pendre deux exemples, avant la crise du covid-19, la situation était révolutionnaire au Chili et en Algérie.

Au Chili, les masses voulaient en finir immédiatement avec les institutions héritées de la dictature de Pinochet. Or, tous les partis officiels, allant de la droite à la gauche dite radicale, ont conclu avec le gouvernement un accord contre la volonté du peuple. Alors que le peuple s’est exprimé clairement pour une Assemblée constituante, les partis officiels ont décidé d’un référendum préalable (prévu en avril et repoussé en octobre 2020) dont l’objectif est de canaliser la mobilisation révolutionnaire dans le cadre du remaniement du régime actuel.

Aujourd’hui, au Chili, les mesures de confinement décrétées par le gouvernement Piñera sans aucune mesure d’accompagnement des millions de chômeurs et de travailleurs qui relèvent du secteur informel ont poussé les habitants de la commune d’El Bosque (au sud de Santiago du Chili) à sortir manifester leur exaspération contre le gouvernement. « Il faut payer l’électricité, il faut payer l’eau, il faut payer le gaz et, pour la plupart d’entre nous ici, il faut payer un loyer. Mais avec quel argent si on ne peut plus travailler ? Le problème, ce n’est pas le confinement, le problème, c’est l’absence d’un État qui ne se soucie pas de son propre peuple », a expliqué un habitant. Le gouvernement a envoyé les carabiniers réprimer les manifestations, comme il le fait systématiquement depuis le soulèvement commencé en octobre 2019 contre l’ensemble du régime hérité de la dictature de Pinochet.

En Algérie, le peuple s’est exprimé à travers des dizaines de manifestations massives pour la convocation d’une Assemblée constituante. Mais que s’est-il passé ? Le Front des forces socialistes (FFS), affilié à l’Internationale socialiste, l’un des partis piliers du Pacte de l’Alternative démocratique (PAD, regroupement de partis dont le Parti des travailleurs d’Algérie) lançait un appel « à un dialogue inclusif, global et sincère pour sauver définitivement notre pays » destiné en particulier à ramener « les décideurs de ce pays à la raison et à la sagesse ». Le 10 novembre, le Pacte de l’Alternative démocratique se prononçait, dans un communiqué, pour « une conférence nationale regroupant l’ensemble de ces forces (celles de l’alternative démocratique… et d’autres, plus « à droite », ndlr) sera un moment solennel pour affirmer la solution de la transition démocratique vouée à un processus constituant souverain pour une rupture avec le système. » Ces formulations alambiquées visent à faire mine d’évoquer la Constituante pour, en réalité, lui barrer la route au profit de combinaisons politiciennes de préservation des institutions.

Résultat : en Algérie, le régime est toujours en place et il profite de la crise sanitaire pour exercer la répression contre le peuple. Regardons la situation actuelle dans le pays. Alors que le Hirak, le mouvement populaire engagé en février 2019 pour que le « régime dégage », a été suspendu en mars dernier pour cause de pandémie, le régime algérien poursuit la répression contre les militants, les citoyens et les organes de presse. Et cela au moment où le projet de loi de finances complémentaire, en examen au « Parlement », annonce de brutales mesures d’austérité. Pas moins de 104 citoyens ou militants ont été convoqués par la police dans trente-trois wilayas (départements) simplement pour avoir exprimé leur opinion sur un réseau social. Un harcèlement permanent qui a été à l’origine de plusieurs rassemblements, malgré le confinement, par exemple à Tizi Gheniff (wilaya de Tizi Ouzou). Le 18 mai, deux militants, dont Abdelouahab Fersaoui, le président de Rassemblement action jeunesse (RAJ), et Ibrahim Daouadji ont été libérés de la prison d’El Harrach (Alger).

Ils avaient été condamnés à de lourdes peines de prison ferme. Ce qui est au centre aujourd’hui, en Algérie, c’est le combat pour la libération de tous les détenus d’opinion.

Au Chili comme en Algérie, la construction d’un parti qui aide les masses mobilisées à surmonter les obstacles politiques est une nécessité cruciale. Qu’est-ce à dire ? Au Chili comme en Algérie et ailleurs, il manque un parti de masse qui aide le peuple à imposer la convocation d’une Assemblée constituante. Il manque un tel parti puisqu’on constate que ceux qui se réclament du peuple et des travailleurs passent des accords pour s’y opposer. Ils font tout pour éviter que le peuple ne se serve de la Constituante, dans le processus de la révolution permanente, pour décider, grâce à la démocratie, des solutions socialistes à la crise.     

Et en Belgique ?

Ne manque-t-il pas également un parti pour avancer vers une issue socialiste ? Posons la question : dans la période actuelle, les travailleurs ont des besoins vitaux. Ils ont des revendications sociales essentielles. Ne faut-il pas construire un parti pour aider à la réalisation de ces revendications ?

Que font ceux qui se revendiquent des travailleurs ? Le Parti socialiste, membre de l’Internationale socialiste, s’engage dans des discussions avec la N-VA et/ou les autres partis de droite pour former un gouvernement fédéral, au nom de la politique de l’ « Union nationale ».

Rappelons la discussion qui a eu lieu au Parlement belge à partir du 17 mars. Ce jour-là, Sophie Wilmès, première ministre libérale, en appelle à l’Union nationale : « L’heure est à l’unité et au rassemblement. Ce rassemblement dépasse les rangs de cette Assemblée. C’est tout un pays qui doit s’allier dans cette épreuve. L’union nationale ne se décrète pas un dimanche soir, elle se construit chaque jour et chaque heure en ces temps difficiles qui s’annoncent. Les formations politiques doivent se montrer dignes de l’accord conclu, en optant systématiquement pour le dialogue, des approches constructives et le sens de la mesure des événements. »

Le PS répond à l’appel en ces termes : « L’union fait la force. Au cours des épreuves traversées dans l’histoire, notre devise nationale nous appelle à l’unité et au rassemblement. Le premier antidote à cette crise sanitaire, c’est la solidarité. Les vaines querelles ne peuvent être de mise. (…) Nous vous accorderons sans hésiter notre confiance pour prendre les mesures contre le coronavirus car c’est, là aussi, le choix de la solidarité. Et parce que l’heure est à la sauvegarde des intérêts vitaux de la Nation. (…) Il faudra soutenir notre démocratie représentative qui concède certains de ses pouvoirs au gouvernement par l’apport de la démocratie sociale. Il faudra impliquer les partenaires sociaux dont les syndicats. »

En clair, les partis de droite appellent les dirigeants des organisations liées à la classe ouvrière à empêcher les travailleurs de défendre de manière distincte leurs intérêts, lesquels intérêts s’opposent aux intérêts des capitalistes.

Comme le dit Léon Trotsky dans le Programme de Transition : « La tâche centrale de la IV° Internationale consiste à affranchir le prolétariat de la vieille direction, dont le conservatisme se trouve en contradiction complète avec la situation catastrophique du capitalisme à son déclin et constitue le principal obstacle au progrès historique. L’accusation capitale que la IV° Internationale lance contre les organisations traditionnelles du prolétariat, c’est qu’elles ne veulent pas se séparer du demi-cadavre politique de la bourgeoisie. »

Le succès électoral du PTB en 2018 (communales) et en 2019 (législatives) s’explique certainement par le rejet d’une partie de l’électorat du PS de cette politique « permanente » d’Union nationale. Or, qu’a répondu le PTB à l’appel de Sophie Wilmès ?

« Le gouvernement fédéral a pris le taureau par les cornes. Il est positif d’avoir une seule ligne de commandement, et le PTB soutient, en cela, la première ministre. (…) Vous demandez le vote d’une confiance aveugle : nous ne pouvons pas vous la donner. Nous devons rester une voix d’opposition constructive dans ce débat. » (débat en séance plénière de la Chambre le 19 mars)

Autrement dit, le PTB n’engage pas le combat frontal contre le gouvernement Wilmès. S’il refuse de lui voter la confiance, c’est pour respecter le jeu parlementaire. Il lui faut jouer le rôle d’une opposition officielle.

Les travailleurs ne sont-ils pas en droit d’avoir des représentants mettant en œuvre une autre politique de choc frontal, une politique de défense des intérêts des travailleurs, contre la politique d’Union nationale ?

La politique d’Union nationale du gouvernement Wilmès, soutenu par le PS et le SP.A., et à laquelle le PTB ne s’oppose que de manière formelle, a eu un effet immédiat : c’est la décision prise de constituer un fonds de garantie de 50 milliards d’euros en faveur du secteur bancaire, afin de lui garantir les profits qui seraient perdus par la faillite prévisible (ou le défaut de paiement) d’une série d’entreprises endettées.

Le PS a voté en faveur de ce fonds en expliquant : « L’État prend un engagement colossal : 50 milliards d’euros ! (…). Cette garantie de 50 milliards n’a-t-elle pas vocation à éviter un problème de solvabilité voire de liquidités dans le chef des banques ? (…) Nous voterons tout de même pour cette loi d’habilitation qui donne un grand pouvoir au gouvernement, mais il faudra assurer un suivi de la mise en œuvre de cette loi d’habilitation »

De son côté, le PTB affirme : « Nous nous félicitons de l’accord intervenu entre l’État et le secteur bancaire… Les banques sont ainsi contraintes de se mouiller et cette implication sera peut-être l’occasion de renvoyer l’ascenseur après que la communauté a injecté plusieurs dizaines de milliards d’euros dans le système bancaire en 2008 pour éviter un fiasco financier. Par ailleurs, il est apparemment possible, à présent, de parcourir l’ensemble de la procédure parlementaire en une demi-journée pour débloquer un montant de 50 milliards d’euros en vue de permettre aux banques de continuer à octroyer des crédits. (…) Nous ne soutiendrons pas la proposition en raison de la liberté de décision laissée au gouvernement et du manque de garanties pour l’emploi. » (débat en séance plénière de la Chambre le 26 mars)

Est-il exagéré de dire que le PTB, même s’il s’abstient, soutient le principe de l’accord avec les banques ? Cette abstention, en lieu et place d’un votre contre sans équivoque, n’est-elle pas un aveu que la direction du PTB a décidé de ne pas mener le combat contre cette mesure favorable à la survie du système capitaliste, contre les intérêts des travailleurs ? N’est-ce pas là une forme cachée de cette même politique d’Union nationale qui englobe dans un magma informe les partis de droite et de gauche ?

Est-il exagéré que cette politique désastreuse, dans laquelle plus personne ne se retrouve, est la principale cause de la montée de l’extrême-droite, en Flandre en particulier ?

N’est-il pas évident que l’extrême-droite cherche à exploiter la situation à son avantage, en espérant que tous ceux qui sont impliqués de loin ou de près dans le soutien à la politique du gouvernement fédéral de Sophie Wilmès soient tôt ou tard sanctionnés par les travailleurs ?

Pour notre part, nous estimons que plus que jamais, l’heure est à l’indépendance de la classe ouvrière, à son indépendance en tant que classe sociale distincte de la classe capitaliste. Qu’est-ce à dire ? La crise économique qui s’avance va détruire les emplois par centaines de milliers ; elle va plonger les familles dans la pauvreté, comme cela est déjà admis pas les autorités de ce pays.

Il ne fait pas de doute que les capitalistes vont chercher à faire payer la crise aux travailleurs et à leurs acquis. Les travailleurs auront besoin d’organisations pour se défendre contre la politique de destruction qui s’annonce. C’est tout le contraire de la politique d’Union nationale qui vise à faire taire les oppositions entre classes sociales pour mieux préserver le système capitaliste.

Au passage, la politique de « front populaire » qui consiste à faire des distinctions au sein de la classe capitaliste, entre une aile réactionnaire et une aile prétendument « progressiste » avec laquelle il faudrait s’allier, est une politique tout aussi dangereuse pour la classe ouvrière. L’expérience du passé nous a appris que les gouvernements de « front populaire », en évitant d’exproprier le capital (puisque ces gouvernements englobent des représentants capitalistes), ont préparé à chaque fois le triomphe de l’aile réactionnaire de la bourgeoisie. De telles alliances entre les partis ouvriers et une fraction de la bourgeoisie amènent les pires défaites. Dans les années 30, le Front populaire a ouvert la voie à Franco en Espagne, en France à celle de Pétain, et plus récemment aux USA, sous une certaine forme le soutien des dirigeants syndicaux à H. Clinton a participé largement de la victoire de Trump. La subordination des dirigeants aux besoins du capital provoque la démoralisation et la démobilisation des travailleurs.

Il en sera ainsi en Belgique si un gouvernement de « front populaire » contre le Vlaams Belang devait un jour se former. Dans cette hypothèse, ce serait un gouvernement qui maintiendrait le système économique en l’état. De ce fait, sous prétexte du rejet de l’extrême-droite, ce seront les besoins des patrons qui seront primés au détriment des besoins des travailleurs.

Face à ces politiques d’« Union nationale » ou de « Front populaire », c’est la politique d’unité ouvrière indépendante qui doit être mise en avant.

Et à l’échelle internationale ?

Cette politique d’ « union nationale » menée dans le monde entier prend une forme sans équivoque chez nos voisins français. En effet, par un vote unanime à l’Assemblée Nationale, le 19 mars, les députés du PS, PCF, France insoumise, aux côtés des députés pro-Macron,de droite et d’extrême droite, ont voté un plan mettant 343 milliards d’euros à disposition des banques et des patrons pour préserver le système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production ; dans le silence assourdissant de toutes les autres organisations politiques.

En Belgique, en France et comme partout dans le monde, construire l’Internationale ouvrière est nécessaire parce que les travailleurs de tous les pays ont besoin de s’unir face à la barbarie capitaliste qui monte. Nous nous engageons aux côtés de tous ceux et celles qui choisissent le terrain de l’indépendance de la classe ouvrière, en référence à la Première Internationale fondée par Marx et Engels. Tel est le sens de la convocation en novembre prochain de la Conférence mondiale contre la guerre et l’exploitation, pour l’Internationale ouvrière, à l’appel du Comité ouvrier international.

Pour ceux qui se demanderaient si la situation est propice à un changement de système, rappelons ces quelques lignes du Programme de Transition :
« Les bavardages de toutes sortes selon lesquels les conditions historiques ne seraient pas encore « mûres » pour le socialisme ne sont que le produit de l’ignorance ou d’une tromperie consciente. Les prémisses objectives de la révolution prolétarienne ne sont pas seulement mûres ; elles ont même commencé à pourrir. Sans révolution socialiste, et cela dans la prochaine période historique, la civilisation humaine tout entière est menacée d’être emportée dans une catastrophe. Tout dépend du prolétariat, c’est-à-dire au premier chef de son avant-garde révolutionnaire. La crise historique de l’humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire. »

De notre point de vue, nous estimons que le programme de la IVème Internationale, fondée en 1938 par Trotsky et ses partisans, garde toute sa validité. Nous vous invitons à en discuter et à rejoindre le combat pour renforcer la IVème Internationale et ses sections.     

Que faire en Belgique ?

Les militants regroupés dans l’Organisation socialiste internationaliste (OSI), section belge du Comité d’organisation pour la reconstitution de la IVème Internationale (CORQI) vous invitent à les rejoindre pour forger ensemble une force politique qui, indépendamment de toute direction d’organisations politiques ou syndicales et dans les circonstances difficiles d’aujourd’hui, veut se battre :

  • Pour l’unité de la classe ouvrière belge, dans toutes ses composantes linguistiques, ce qui veut dire l’unité des travailleurs, de leurs organisations et l’unité des conquêtes sociales au niveau fédéral (Sécurité sociale, droit du travail, etc.)
  • Pour la défense des emplois, des statuts, des conventions collectives, des salaires et des cotisations à la Sécurité sociale (contre les cadeaux aux patrons)
  • Pour l’annulation de l’accord avec les banques et la restitution des 50 milliards d’euros aux travailleurs
  • Pour affirmer l’indispensable indépendance des syndicats de tout parti politique et combattre contre toute tentative de les intégrer à la gestion de l’Etat
  • Pour nous adresser aux travailleurs qui votent PS – SP.A ou PTB, en leur disant : mobilisons-nous ensemble pour que vos partis s’unissent et forment un gouvernement de rupture anti-capitaliste, appuyé sur la mobilisation des affiliés de la FGTB et des autres syndicats, au service des intérêts des travailleurs (par exemple un gouvernement qui nationalise Brussels Airlines) 

Il s’agit de mettre en œuvre la stratégie du front unique ouvrier définie par les bolcheviks en 1917 : ils n’ont cessé de répéter que la voie la plus économique était celle du gouvernement
ouvrier composé des partis majoritaires auprès des ouvriers et paysans affirmant « Rompez avec la bourgeoisie, prenez dans vos mains le pouvoir! ». C’est suite à ce refus que les travailleurs ont commencé à se regrouper massivement derrière les bolcheviks (alors ultra-minoritaires) et leurs mots d’ordre.

Ces dernières années, l’OSI a proposé l’unité dans des combats concrets : le combat contre la pension à points (dès 2014), le combat pour la chute du gouvernement Michel (de manière continue de 2014 à 2019), le combat pour l’annulation des mesures prise par ce gouvernement Michel (pension 67 ans, saut d’index, tax-shift,…), le combat pour faire échec au « Pacte d’excellences » dans l’enseignement.

D’autres organisations n’ont pas été au rendez-vous (ou elles l’ont été de manière sporadique). Pour ce qui nous concerne, nous pensons qu’une politique révolutionnaire doit partir des besoins de la situation et axer sa politique en toute indépendance vis-à-vis des organisations bourgeoises, du gouvernement, de l’Union européenne et de tous ceux qui, dans les appareils politiques ou syndicaux parlant au nom de la classe ouvrière, sont « impliqués » dans la politique de ces institutions de la classe capitaliste. Prenez contact avec l’Organisation Socialiste Internationaliste, section belge du Comité d’organisation pour la reconstitution de la IVème Internationale (CORQI), en nous envoyant par retour sur cette adresse mail une demande d’adhésion, une demande de discussion sur un ou des points à approfondir ou un commentaire.